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Le Maire a adressé une longue lettre aux Bagnoletais-es pour justifier l'intervention policière, à sa demande, contre « les Baras », jetés à la rue par un incendie criminel ( à qui profite ce crime?) début août et qui occupaient pacifiquement le parvis de la mairie pour interpeller les pouvoirs publics sur leur situation.


De la façon la plus politicienne, il se défausse de sa responsabilité sur la ville de Montreuil et sur l'Etat. Ceux-ci ont bien sûr leur part de responsabilité mais elle ne peut faire oublier celle de la ville de Bagnolet où se situe l'action..


M. Di Martino évoque "l'humanité" de son action. Parlons-en! Le maire de Bagnolet n'a pas répondu à la simple demande de fourniture d'eau aux sans abri. Pire, il s'est livré à un chantage honteux en conditionnant la fourniture d'eau à l'évacuation du parvis de la mairie!


Selon le discours traditionnel de la gauche, socialiste comme communiste, il appelle dans sa lettre l'Etat au secours et se plaint de l'absence de réponses malgré ses demandes répétées.


Dire que certains ont élu un socialiste à la mairie en espérant de facto que Bagnolet allait bénéficier de la sollicitude de ses camarades au gouvernement, au Conseil général ou au Conseil régional et à l'agglo ! Leur déception doit être amère...


Mais on peut aussi remarquer que « l'Etat » a répondu avec diligence à la demande du maire, s'agissant de l'intervention policière contre les travailleurs et les familles des "Baras". Par contre, « l'Etat » ne répond pas aux demandes de relogement ou de reconnaissance du statut de réfugiés. Faut-il s'en étonner ?


Cela n'est pas sans rappeler une autre histoire. L'Etat français a répondu récemment à une demande d'intervention militaire au Mali, dans un premier temps. Puis a installé, de façon permanente, une force militaire d'intervention sur plusieurs pays africains. Dans l'urgence, pour faire au terrorisme, etc. Au même moment, le budget de l'aide au développement a été réduit !


Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de choix politiques : en bon élève de la doctrine libérale, le gouvernement socialiste réduit le rôle de l'Etat à ses missions régaliennes comme l'usage de la force, policière ou militaire. Le reste, une vraie politique de développement ou du logement par exemple, ne fait pas partie de ses priorités.


Revenons-en à Bagnolet. Pour le maire, il n'y a rien à faire au niveau local. Pourquoi a-t-il tant voulu être maire, alors ? La ville de Bagnolet compte déjà 3000 demandeurs de logement sociaux, assène-t-il. Le même argument utilisé par le maire précédent pour justifier la fièvre immobilière et bétonnisation à tout va de la ville.


S'il avait la volonté de trouver un commencement de solution, M. Di Martino pourrait indiquer le nombre et la surface de bureaux et de logements vides dans notre ville. Là , on commencerait à voir un changement.

Jean-Claude Oliva

Tag(s) : #Droit de l'Homme, #Vie municipale

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