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Depuis 15h, d’importantes forces de police expulsent et détruisent le campement de 200 sans logis réunis dans “le collectif Bara”. Apparemment, aucune interpellation n’a été faite, pour l’instant. Aucune proposition d’hébergement ne leur a été présentée, en violation de l’article L345-2-2 du code de l’action sociale
Les sans logis ont décidé de rester ensemble, et de poursuivre leur action.

Droit Au Logement dénonce le choix répressif choisi par le Maire de Bagnolet et le Préfet du 93, et exige le respect du droit à l’hébergement et du droit au logement pour tous.

Droit Au Logement apporte son soutien aux sans logis des Baras, qui depuis de nombreux mois luttent pour vivre dignement de leur travail, et avoir un toit.

COMMUNIQUÉ MERCREDI 6 AOÛT
Bagnolet – Seine Saint Denis :
Les expulsés du collectif des Barras campent devant la m
airie
Un arrêté du Maire ordonnant l’expulsion des sans logis affiché cette nuit à la mairie

Expulsés depuis dimanche 3 août du 124 avenue avenue Gallieni, immeuble de bureau vacant occupé l’automne dernier, les sans logis du collectif des Barras campent depuis devant la Mairie de Bagnolet (93), commune limitrophe de Paris.
mardi soir un arrêté du maire (PS) de Bagnolet, ordonnant l’expulsion du campement dans les 24h a été affiché .
Une intervention de la police est possible à tout moment, si la préfecture juge cet arrêté légal.

Ce collectif composé d’environ 200 jeunes migrants majoritairement maliens, s’est constitué depuis l’hiver 2011, au fur et à mesure de leur arrivée à Montreuil, à proximité du foyer de travailleurs migrant de la rue Barras. Certains avaient été hébergés quelques semaines, ou quelques mois, dans des foyers, d’autre étaient restés à la rue, s’abritant dans le métro ou quelques autres lieux pas trop glacés, souvent harcelés par la police.

La plupart travaillent, et survient au jour le jour. Le tribunal de Pantin avait prononcé leur expulsion au printemps. Un incendie d’origine criminel est survenu dimanche, dans le sous sol de cet immeuble de bureaux désaffectés, les occupants ont été évacué et ont été interdit d’y retourner par la police.

Depuis ils sont à la rue, en violation une nouvelle fois de la loi qui instaure le droit à un hébergement stable et décent, jusqu’à une orientation vers notamment un relogement.

Les expulsés exigent avec le collectif de soutien le relogement et la régularisation des sans papier, et appel à la solidarité et la mobilisation fa ce à cette menace d’une nouvelle expulsion.

Droit Au logement soutien les expulsés et leurs revendications, et demande au Gouvernement de cesser d’employer la matraque contre les mal logés et les sans toit, bafoués dans leurs droits à vivre décemment, et de mettre en place des solutions conformes à la loi.

De nombreuses expulsions ont lieu ou menacent pendant ce mois d’août, qui n’est pas pour les sans logis et les mal logés, celui des vacances mais mais bien un mois de galère.

Un toit c’est un droit !

Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Tag(s) : #Droit de l'Homme, #Vie municipale
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