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Manifestation de la place Gambetta au métro Gallieni, samedi 27 septembre à 14h.

Au début du conseil municipal du 24 septembre, un représentant du "collectif des Baras" a rappelé les interventions policières pendant l'été, à la demande du maire, et la répression contre les travailleurs et leurs soutiens (80 arrestations). Mais "les Baras sont toujours là" et cherchent une solution d'hébergement durable: ils demandent le soutien de la municipalité pour obtenir une convention d'occupation de l'immeuble de la rue Alazard dans lequel ils se sont installés ou d'un autre bâtiment vide à Bagnolet. Ils demandent aussi un soutien pour obtenir leur régularisation.

En réponse Mme Saeidi Akbarzadeh, maire-adjointe, dénonce la politique de l'immigration du gouvernement et de l'Union européenne mais botte en touche sur leurs demandes précises. "La municipalité est impuissante" concernant leur relogement, évoquant les 3000 demandeurs de logement de la ville. Et elle soutient la démarche de régularisation au cas par cas proposée par la préfecture, plutôt que la négociation collective demandée par "les Baras".

Le maire refuse d'ouvrir le débat et de donner la parole à Mme Saliha Aïchoune, nouvelle conseillère municipale de la liste citoyenne en remplacement de Mireille Ferri. Nous publions ses propos censurés ci-dessous.

Les propos censurés de Saliha Aïchoune

"Ce soir pour mon premier conseil municipal, je n'ai pas pu prendre la parole, à la suite de ces personnes surnommées "les Baras". Depuis plusieurs mois, la liste citoyenne et maintenant des membres de l'association Bagnolet initiatives citoyennes (BIC) les ont rencontré et ont appris à les connaître. Ils se nomment Bamba, Drago... et le benjamin de 20 ans, Michel. Ils ne sont pas tous originaires du Mali, ils viennent aussi du Burkina et d'autres pays d'Afrique.

Ils demandent le soutien de la municipalité pour améliorer leur situation quotidienne avec la sécurisation de leur lieu de vie et, à plus long terme, leur régularisation administrative. Je veux rétablir la réalité. Ils ne demandent pas les logements que 3000 personnes attendent sur la ville, mais bien une négociation avec le propriétaire actuel de l'immeuble qui n'est autre que Natixis,une banque spéculative. Lamine, ému et épuisé par des conditions de vie difficiles,un emploi aux horaires élastiques, l'a exprimé clairement. Le "collectif des Baras" demande le soutien des élus et des citoyens et appelle à venir manifester avec eux samedi. Pour notre part, nous répondrons présents!

Tout le monde doit pouvoir trouver sa place à Bagnolet, il n'est nul besoin de recourir à des arguments fallacieux pour justifier de son immobilisme, voire de son mépris. Lamine a rappelé l'évacuation du parvis de la mairie, à la demande du maire, par une centaine de CRS et par des membres de la BAC! Cet événement a été choquant pour nous citoyens comme pour les touristes de passage, et surtout pour les membres du collectif, traumatisés par cette "rafle" !

Ils viennent d'aileurs, mais ils sont ici aujourd'hui. Mme Saeidi dit que la municipalité continuera "à les accompagner dans leurs démarches". Mais il vaudrait mieux les écouter avant d'adresser une réponse internationale, voire mondiale, à leur requête.

​NB: les deux familles qui devaient être relogées par la municipalité de Bagnolet sont en réalité à l'hôtel Formule 1 de la porte de Montreuil. La ville de Montreuil a relogé deux familles comme prévu."

"Les Baras" sont (toujours) là
Tag(s) : #Conseil municipal, #Droit de l'Homme

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