Deuxième épisode de notre grande saga
« Ca va chauffer ! ».
Mike trônait en majesté dans la grande salle des unions. C'était la grande réunion du Conseil. A sa gauche se tenant la barbichette,
Lionel Dénard revenait de loin. Battu dans un vote interne du Parti sociétal pour le choix d'une tête de liste, il partit se réfugier avec armes et bagages, accompagné de quelques affidés, dans
les bras accueillants de Mike. Pour sa peine il fut nommé chef des allées et voies seigneuriales. Lionel était bien de sa personne, le cheveu poivre et sel, sportif. Il aimait, dès potron-minet,
parcourir en tricycle les alentours de sa résidence, la célèbre cité des étoiles.
Mais ne nous égarons pas, quel donc était le sujet de ce Conseil ? Les coûts du chauffage urbain. Avant d'entrer dans le détail, il nous faut vous présenter une forte personnalité qui aura marqué
l'histoire de la ville. Il s'agit de Jocelyne Renaud, grande actrice qui vient juste de quitter la scène...politique. Elle avait été, pendant des lustres, la grande vestale, gardienne du feu
sacré de la SDCB. Quand quelques trublions - toujours les mêmes- s'avisèrent de trouver l'addition une peu lourde, elle rétorqua qu'elle allait leur montrer de quel bois elle se chauffait !
En fait de bois, il s'agissait plutôt d'un filon de charbon que lui avait refilé un sien ami, aux temps déjà lointains où les mines de notre beau pays étaient florissantes. La bataille fut
épique. Jocelyne accepta de mauvaise grâce un audit sur ladite SDCB qui se conclut par ... on ne sait quoi précisément puisque le rapport d'audit dort depuis des années enfermé qu'il est, à
double tour, dans un coffre-fort du château-fort municipal.
Mais il fallut bien reconnaître que le prix de la chaleur « c'était chaud ! ». Jocelyne et les autres manitous de la SDCB consentirent à ces manants rouspéteurs une réduction du quart du prix du
chaud. Ces impertinents continuèrent de demander pas moins de 40 %. « Non mais des fois, on leur donne la main », aurait dit Mike « ils veulent tout le bras ! ». Le débat du conseil tourna court,
Mike était furieux et menaça de porter plainte. Pas moyen de s'occuper de choses sérieuses, du téléphérique par exemple.
PS : Merci cher Mike de ton commentaire sur le blog des verts. Ces dernières années, j'ai souvent écrit à Marc, au nom du conseil de
quartier, mais je n'ai pratiquement jamais eu de réponse. Si j'avais su !
Au fait, Merci Mike pour le pseudonyme, je l'adopte !
par Max Grotexman
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Notre feuilleton
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