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Europe Ecologie et ses 14 député-e-s européens élu-e-s dimanche 7 juin remercient les 2 800 000 millions d’électrices et d’électeurs qui ont répondu à son appel

 

 

Lorsque ce dernier a été lancé il y a quelques 8 mois, peu d’observateurs pensaient qu’en période de crise sociale, l’Europe et l’Ecologie pouvaient constituer des enjeux fédérateurs et engendrer une dynamique politique et électorale.

 

 

 

Et pourtant, ce résultat exceptionnel est là. Naturellement les causes en sont multiples et tenter de le réduire ou le circonscrire à un seul facteur serait dangereux pour l’avenir, mais certaines réalités doivent être rappelées. Notamment, qu’aux cotés de toutes et tous les signataires et sympathisant-e-s, nous avons :

 

 

* utilisé notre diversité de parcours, d’engagements et de compétences comme une force et mené une campagne fondée sur les valeurs que nous partageons,

 

* rappelé que face à l’urgence, la gravité et la convergence des crises, la France avait besoin de l’Europe mais que, parallèlement, l’Europe devait se transformer de manière radicale dans ses politiques comme dans son fonctionnement,

 

* refusé de céder à la tentation du repli franco-français, démagogique et incompatible avec les solutions européennes à mettre en œuvre pour résoudre les crises financières, sociales et écologiques,

 

* démontré la maturité de la pensée écologique qui permet aujourd'hui d'envisager un nouvel âge de l'écologie politique,

 

 

 

Europe Ecologie en a toujours appelé à l’intelligence des électrices et des électeurs avec la conviction qu’ils prendraient au sérieux le véritable enjeu de ces élections européennes : la nécessité de doter l’Europe d'un projet politique bâti autour de la transformation écologique de l'économie et de la société.

 

 

En étant exigeants sur les plans éthique, social et environnemental, nous avons montré qu'il fallait renoncer aux logiques du passé : la relance par la seule consommation et la croissance, l’inlassable quête du " toujours plus ", le refinancement de secteurs industriels en pure perte sans conditionnalité sociale ou environnementale, le maintien d’une politique agricole totalement inadaptée aux enjeux alimentaires et environnementaux.

 

 

 

Nous avons su passer de la dénonciation à la proposition. Nous avons porté dans cette campagne des principes et des solutions réalistes et radicalement réformistes que nous considérons comme essentiels à la sauvegarde de nos démocraties, de nos modèles sociaux et plus généralement du rapport de l’homme à la nature.

 

 

L’écologie politique apparaît ainsi face à l’urgence sociale et écologiste comme la seule idée neuve de rupture avec le libéralisme et le productivisme ; nous avons réconcilié autour du rêve européen un électorat qui avait pu se diviser sur le traité constitutionnel. Notre engagement était l’expression en France d’une campagne transeuropéenne mené conjointement dans 27 pays de l’Union par le Parti vert européen, formation transeuropéenne, et notre bon résultat n’est pas propre à la France puisque les écologistes ont progressé en Belgique, en Angleterre, en Grèce ou en Allemagne.

 

 

 

Après la candidature fondatrice de René Dumont à l’élection présidentielle en 1974, la création des Verts, leur engagement politique depuis des années, l’élection et le travail quotidien de milliers d’élus écologistes dans les exécutifs locaux et régionaux, après le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot et de sa Fondation en 2007, après l’engagement des ONG et des associations environnementales dans le Grenelle de l’environnement, une nouvelle étape est désormais franchie : celle de la crédibilité de l'écologie politique et son installation dans le paysage politique français et européen.

 

 

 

Le succès des meetings pendant toute la campagne, l'émergence de quelque 500 comités locaux et le vote du 7 juin en attestent : Europe Ecologie avec les 15.000 membres de son réseau social doit désormais répondre à l’immense attente qui s’est dégagée.

 

 

Pour que ce succès soit durable, le rassemblement des écologistes doit se poursuivre, mais sans renoncer à ses objectifs initiaux :


* en mettant en place le suivi citoyen de l’action de nos député-e-s européens pendant toute la durée de la législature,

 

* en organisant les mobilisations citoyennes nécessaires pour les aider à faire voter les lois indispensables à la transformation écologique de la société et préparer une réforme radicale de la politique agricole commune,

 

* en préparant le sommet de Copenhague sur le climat, échéance essentielle pour la survie de l’humanité,

 

* en mobilisant tous les acteurs sociaux autour de la demande d’un Bruxelles de l’Emploi pour ouvrir des négociations qui permettront de créer des millions d’emplois à l’échelle européenne et d’en préserver des millions d’autres,

 

* en organisant une campagne permanente contre les paradis fiscaux, la corruption, le pillage des ressources naturelles et l’exploitation de la misère économique et sociale dans les pays du Sud

 

* en s’opposant à la transformation de l’Europe en bunker et en proposant des politiques qui rendent à des milliards d’êtres humains leur dignité

 

* en ouvrant un processus de réflexion sereine et approfondie sur le sens de l’engagement écologiste en politique, ses moyens d’action et ses formes d'organisation.

 

 

 

Parce que nous venons de démontrer que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise, le rassemblement Europe Ecologie doit continuer, s’approfondir et s’élargir. L’unité de tous les écologistes qui refusent le système libéral et productiviste, au delà des engagements partidaires ou associatifs, doit trouver de nouveaux prolongements.

 

 

 

Nous appelons les 500 groupes locaux d’Europe Ecologie, les 15.000 signataires de notre Manifeste à déterminer ensemble, avec toutes les composantes qui ont participé au succès des listes Europe Ecologie, les moyens, les objectifs et le calendrier de la métamorphose de l’écologie politique.

 

 

 

Nous creuserons ainsi ensemble le sillon de l’écologie du XXIème siècle, celle de la transformation effective de notre modèle de société.

 

 

 

L’écologie n’est plus simplement celle des lanceurs d’alerte qui témoignent pour les générations futures des dégâts du présent, elle doit proposer, agir et porter avec conviction ses propres valeurs.

 

 

 

Elle doit se revendiquer comme la force incontournable de transformation qui réconciliera l’homme et la nature.

Mais ne soyons pas naïfs, les transformations ne se font pas toute seule ou hasard de telle ou telle séquence électorale ou de tel ou tel combat gagné.

 

 

Pour prolonger réellement l’aventure et ne pas laisser à d’autres le bénéfice de cette victoire commune, nous avons besoin d’imaginer de nouvelles formes de mobilisation, de nouvelles formes de travail en commun, en bref nous avons toujours besoin les uns des autres.

 

 

 

Pour cela, il faut continuer d’enrichir et alimenter notre site internet europeecologie.fr, maintenir en activité les comités locaux d’Europe Ecologie, échanger nos réflexions sur le bilan de ces élections européennes et les perspectives qu’elles ouvrent.

 

 

Après le " D day " de l’écologie politique du 7 juin, retrouvons-nous le samedi 4 juillet prochain à Saint-Ouen (93) pour le " E Day " celui de la grande réunion festive et militante d’Europe Ecologie, puis lors des journées d’été des Verts et du Rassemblement à Nîmes du 20 au 22 août, et mettons en œuvre l’organisation d’une Convention nationale de l’écologie politique à la rentrée.

 

 

L’histoire continue.

 

 

Ecologiquement votre

 

 

Europe Ecologie

 


Tag(s) : #Elections européennes 2009

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