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Avant cet article, nous publions le communiqué des VERTS du 26 juin 2009.

Ali Ziri, un chibani décédé après une interpellation policière.


Nous exigeons une enquête, la vérité et la justice.


Ali Ziri, âgé de 69 ans est mort le 11 juin, deux jours après son interpellation par la police à Argenteuil. Malgré les doutes sur les circonstances du décès et l'émotion intense qu'a soulevé ce décès, la plainte est refusée et aucune enquête n'est diligentée pour savoir si ce décès fait suite à des violences policières.


Les Verts s'étonnent du manque de réaction des autorités policières et gouvernementales confortant l'idée qu'en France, selon que l'on soit issu de banlieue ou des « beaux quartiers », les droits et le traitement policier ne sont pas les mêmes.


Les Verts demandent à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et expriment toute leur solidarité à la famille et aux proches d'Ali Ziri.


Djamila Sonzogni, Porte-parole

 

 

 

 

Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d'un contrôle d'identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l'hôpital d'Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.

Communiqué du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, juin 2009



Un retraité Algérien est décédé suite à une intervention de la police d'Argenteuil, Un contrôle d'identité a mal tourné le mardi 9 juin à Argenteuil.
Un Algérien de 69 ans, Ali Ziri, du village d'ouled rached commune de Lakseur wilaya de Bouira est décédé à la suite des coups de pied par les 3 policiers du commissariat d'Argenteuil dans la val d'oise selon le temoignage de Monsieur K. Arezki.



Selon les premiers témoignages, le mardi 9 juin, vers 20h45, trois policiers, dont une femme, ont arrêté un conducteur d'un véhicule, Monsieur K. Arezki, algerien aussi agé de 61 ans accompagné de Monsieur Ziri Ali (le défun) au niveau du carrefour des boulevards Jeanne-d'Arc et Léon-Feix. L'homme, qui selon le rapport de la police était sous l'effet de l'alcool 1.9 g/l selon le rapport de la police), était accompagné de son ami, Ali Ziri, 69 ans, assis du côté passager.



Les trois policiers ont d'abord demandé au conducteur ses papiers, mais celui-ci a eu le tort de ne pas les sortir « assez vite » comme il lui a été demandé. Suivent alors des menaces de l'emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups, une fois que le conducteur était « arraché » de force de son siège. Jusqu'à cet instant, le passager, Ali Ziri, était assis gentiment sur le siège avant du véhicule.



Voyant son ami, Arezki K., se faire traîner par terre et se faire insulter de tous les noms discriminatoire, il descend du véhicule pour calmer les policiers, en leur adressant cette phrase :
« Laissez-le tranquille, vous n'avez pas le droit de le frapper et de le traîner par terre. Je connais la loi ». C'est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.



Les deux individus sont alors traînés et mis avec violence à l'intérieur du véhicule policier.
C'est ici que le drame, ayant traîné la mort du retraité Ali Ziri, s'est apparemment produit.



Selon K. Arezki, le défunt Ali Ziri avait dit ceci aux policiers : « Vous n'avez pas honte de me frapper, je suis une personne âgé. Je connais la loi, je vais vous le fairè payer ».
Deux des trois policiers, dont une femme, le rouent, de coups de poings et de pieds jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. A chaque coup, les policiers rajoutaient à l'adresse du défunt cette phrase :
« Tu connais la loi sale bougnoule, tiens ceci, etc. ».




Transportés à l'hôpital d'Argenteuil pour subir une prise de sang, les médecins n'ont malheureusement pu que constater que le retraité Ali Ziri était « déjà mort ». Cela s'est passé le mardi, 9 juin vers 20h30 heures à Argenteuil, à quelques mètres de la mairie, alors qu'il faisait encore jour et que les rues étaient remplies de monde.



Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, K. Arezki, n'apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d'Argenteuil qui l'ont convoqué pour lui annoncer la nouvelle. « Mon ami se portait bien, c'est vous qui l'avait tué », leur a-t-il répondu. A l'initiative du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, une réunion s'est tenue le dimanche 14 juin au foyer Sonacotra, Les Remparts, (rue Karl Marx à Argenteuil), où résidait le défunt.



Sous le choc encore, les représentants des 300 résidents de cet établissement, dont une majorité de retraités, ont condamné avec force la violence utilisée par les policiers à l'encontre d'une personne « âgée ».
Les participants ont demandé à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien, dont le corps est actuellement en autopsie à l'Institut médico-légal de Paris.



En attendant les résultats, une délégation, formée des proches de la victime et des résidents du Foyer Les Remparts, le SDAE attend les résultats de l'autopsie pour déterminer sa position et engager le cas échéant une procédure judiciaire contre les personnes qui ont été la cause de sa mort.


Lire aussi :
L'Expression : Qui a tué l'Algérien Ali Zirink ? (20/06/09)



Article paru le 23 juin 2009 sur http://contreinfo.info

Tag(s) : #Droit de l'Homme

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