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Le week-end a été riche en déclarations sur la « taxe carbone ». Nous  vous en remettons ci-après une synthèse.




La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a évoqué les "valeurs" de l'écologie, "une affaire sérieuse", et affirmé la "nécessité" d'une fiscalité écologique.


Intervenant dans un atelier de l'université d'été du PS de La Rochelle, Cécile Duflot a affirmé samedi 29 août qu'il "faudra une fiscalité écologique", y voyant "une nécessité", alors que Ségolène Royal avait dénoncé la veille à La Rochelle la taxe carbone, impôt "injuste" qui va "assommer" des familles n'ayant "pas le libre choix de rouler propre".



Pour la secrétaire nationale des Verts, cette fiscalité doit être "la première pierre d'une nouvelle redistribution", parce que "ceux qui polluent le plus, ce ne sont pas les plus démunis" qui "doivent recevoir le produit intégral de cette taxe". "L'écologie, ce n'est pas pour les bobos, c'est un projet qui anticipe que demain, ce sont les prolos qui paieront le plus la facture de la crise" a lancé Cécile Duflot aux côtés de Jean-Pierre Chevènement et Bertrand Delanoë. "Lorsque nous avons à discuter mutuellement, on est amené à parler de meccano électoral, d'alliances", a-t-elle poursuivi, jugeant que face à ces questions qui ne sont "pas essentielles", la réponse devait être "l'enjeu écologique," qui est un défi pour nous tous".



Par ailleurs Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit ont lancé une charge contre les opposants à la taxe carbone, en particulier envers la présidente de la région Poitou-Charentes.



Ridicule", "aberrant", "démagogues", ce sont les mots doux qui ont été glissés à Ségolène Royal par Daniel Cohn-Bendit (Europe-écologie) et Cécile Duflot (les Verts), samedi et dimanche 30 août. Les leaders écologistes réagissaient aux propos de la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes sur la taxe carbone, qu'elle considère comme "absurde" et "injuste". L'ex-candidate à la présidentielle avait demandé au gouvernement de renoncer à cette taxe.



"Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues face au mur de la réalité", avait déclaré Cécile Duflot, invité à l'université d'été du PS à la Rochelle, sans citer directement Ségolène Royal.

"Elle est à l'est avec ce qu'elle a dit !", a lancé Daniel Cohn-Bendit sur Europe 1. "Ce qu'elle a dit est complètement ridicule, absolument ridicule", a-t-il continué. "C'est Ségolène Royal qui pendant toute la campagne électorale nous a dit : l'ordre juste, avec les punitions nécessaires et qui aujourd'hui, se fait le chantre d'un néo-libéralisme du comportement ! C'est aberrant. Il faut une réglementation", a-t-il poursuivi.


Après avoir montré les différentes fiscalités écologique dans le monde entier, il a rajouté que "la présidente de Poitou-Charentes, elle seule, avec Claude Allègre --voilà une alliance révolutionnaire maintenant-- dit : ça, c'est contre le peuple...". "C'est de la mauvaise politique", conclut-il.


Il a aussi mis en garde le Parti socialiste contre un risque de non-participation de son camp aux primaires si Ségolène Royal maintenait sa ligne politique. "Si voter pour les primaires c'est dire : la contribution climat-énergie, on n'en veut pas, c'est complètement idiot, on ne peut pas y participer", car "nous croyons que la fiscalité écologique est une nécessité, une urgence", a-t-il lancé.




Martine Aubry, la première secrétaire du PS, assure, lundi 31 août sur France Info, que le PS est "en accord total" avec les Verts "mais aussi avec tous les partenaires de la gauche" sur la question de la taxe carbone proposée par le gouvernement.


La première secrétaire du PS juge cette taxe "inefficace" et "très injuste socialement", soulignant que "la France a besoin d'une contribution énergie climat". Elle est "inefficace parce qu'on taxe peu les entreprises et les gros pollueurs", et elle est "très injuste socialement". "Nous demandons que l'argent qui est pris aille en compensation sociale" car cela "ne sert à rien de taxer si on ne donne pas les moyens aux salariés d'avoir des voitures propres, d'avoir des transports collectifs efficaces, proches de chez eux et pas très coûteux", a-t-elle ajouté, demandant que "la France se dote d'un immense plan carbone zéro".




Daniel Cohn-Bendit juge, sur RTL, que les déclarations faites par le PS sur la taxe carbone sont "ambiguës" et estime que "la lutte contre la dégradation climatique ne peut pas attendre que la gauche arrive au pouvoir". Répondant aux propos de Martine Aubry, le leader écologiste affirme : "Ce qui est injuste, c'est le bouclier social, c'est ça qu'il faut attaquer", a conclu M. Cohn-Bendit.



Estimant que "toute introduction d'une fiscalité écologique – et ça commence par la contribution climat énergie – est difficile", il juge nécessaire de "dire au gouvernement 'banco pour l'introduction de la fiscalité écologique'". "Discutons, mettons-nous autour d'une table, trouvons une possibilité qui soit socialement soutenable", a-t-il ajouté.

 

Tag(s) : #Déreglement climatique

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