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latecoere.jpgL’équipementier aéronautique français Latécoère est l’un des leaders mondiaux de son secteur. Mais il semble moins performant en matière de respect des droits humains, surtout lorsqu'il s'agit du personnel - majoritairement féminin - de sa filiale tunisienne. Les militantes tunisiennes en appellent donc à votre solidarité pour faire valoir leurs droits et respecter leur dignité.

 

Signez cet appel cet Appel Urgent pour soutenir les militantes Tunisiennes réprimées par Latécoère

 

Les faits

Avec un chiffre d’affaires de plus de 643 millions d’euros en 2012, le Groupe français Latécoère se place au deuxième rang mondial du câblage embarqué. Un succès qui lui vaut d’équiper les plus grands noms de l’aviation, notamment Airbus, son principal client.


Avec un tel palmarès, on pourrait attendre de la compagnie qu’elle fasse preuve d’une certaine éthique, comme elle s’y engage sur son site Internet où elle prétend favoriser le « dialogue social » et les « relations avec la société civile » (1).


Mais en Tunisie, où elle a délocalisé en 2005 une partie de sa production de câblage via sa filiale LATelec, dans l’objectif affiché de réduire les coûts de fabrication, les droits des travailleurs-ses sont allègrement bafoués. Les salaires de 280 Dinars (135 euros) mensuels maximum sont largement insuffisants pour vivre dignement, les heures supplémentaires sont obligatoires et ne sont pas toutes payées, les cadences sont infernales et les insultes quotidiennes.

 

Le combat des ouvrières

Face à ces abus, les 400 ouvriers-ères de l’usine décident de s’organiser. En mars 2011, dans le sillage de la révolution tunisienne, Monia et Sonia, deux techniciennes supérieures, créent officiellement un syndicat. Leurs premières actions permettent aux salarié-e-s d’obtenir 66 dinars (environ 33 euros) d’augmentation et un accord sur les promotions. Mais l’embellie est de courte durée.

 

Chantage, répression, licenciement

En 2012, la direction passe à l’offensive. Elles sont dès lors victimes d’une répression syndicale systématique : mises à pieds, tentatives de corruption, sanctions abusives, et même menaces de mort proférées à l’encontre des ouvrières syndiquées.


Le 19 septembre 2012, l’usine est fermée pour une durée indéterminée. « La tête des dirigeantes du syndicat ou les 400 ne reviendront plus, c’est à vous de choisir »(2) tel est le message qui aurait été délivré pour diviser le mouvement. Mais les membres du personnel restent soudés, Latécoère commence alors à vider l’usine de ses effectifs, 200 postes d’intérimaires sont supprimés entre octobre 2012 et mars 2013.


En mars 2013, les ouvriers-ères de LATelec profitent du Forum Social Mondial pour organiser une manifestation devant l’ambassade de France. Douze personnes seront immédiatement menacées de suspension pour y avoir participé, et dix d'entre elles, dont les trois déléguées syndicales, seront finalement licenciées.

 

 

Une question de dignité

« Nous voulons garder notre travail, sans perdre notre dignité » explique Sonia Jebali, secrétaire générale du syndicat UGTT de LATelec Fouchana. Aujourd’hui, la filiale tunisienne de Latécoère ne tourne plus qu’à 20% de ses capacités, et n’emploie plus que 150 personnes, alors que le groupe vient d’ouvrir une nouvelle unité de production au Mexique où il devait employer 400 personnes à l'horizon 2015.

 

 

A nous d’agir

Ne laissons pas Latécoère et se filiale LATelec violer impunément les droits en Tunisie. Exigeons qu’elles réintègrent les salariées injustement licenciées et qu’elles respectent la liberté d’association et de négociation collective....

 

 

Signez cet appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

 

 

(1) http://www.latecoere.fr/content/latecoere/Mieux_nous_connaitre/Developpement_durable/

(2) Communiqué de presse de la CGT du 15 octobre 2012

Tag(s) : #actualités internationales

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