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cm200612 002L'article du Parisien du 29 mars de Bérangère Lepetit retranscrit bien l'ambiance de ce conseil.

 

A Bagnolet, c’était un peu l’Arlésienne, ce débat d’orientation budgétaire.

 

Un premier conseil avait été annulé le 13 février, un second quinze jours plus tard. Alors, mercredi soir, c’est une centaine d’habitants qui se sont déplacés dans l’école Joliot-Curie pour assister enfin à la grande messe municipale sous la houlette du maire (PC) Marc Everbecq.

 

Les élus, eux, étaient peu nombreux. Dans un contexte d’implosion de la majorité, le quorum n’a pu être réuni que grâce à l’opposition. Dès le début de la séance, les esprits se sont échauffés tant du côté des élus que des habitants qui n’ont pas hésité à huer le maire ou à lancer des invectives.

 

C’est donc un document de 23 pages qui a d’abord monopolisé le débat, « un budget d’espoir et de combat contre l’austérité », tel que l’a baptisé la ville de Bagnolet. Il prévoit des impôts stables mais des investissements qui grimpent en flèche avec notamment de nombreux chantiers à finaliser dans le centre-ville et à la Noue. Les dépenses d’investissement, qui étaient de 12 M€ par an entre 2008 et 2009, ont grimpé à 40 M€ en 2012… et atteindront 62 M€ en 2013. Une politique ambitieuse rendue possible, selon la municipalité, grâce aux « recettes des cessions foncières » du territoire et donc à une importante hausse de l’autofinancement. Tout ceci dans un contexte de baisse de la dette de Bagnolet — l’une des plus importantes du département — et dans une perspective d’assainissement des finances.

 

Ces arguments n’ont pas convaincu les différents groupes d’opposition, d’Europe Ecologie à l’UMP, qui ont attaqué la « pauvreté des informations » divulguées par le maire, des projets « pharaoniques » et la lenteur de leur réalisation. « Ça traîne! Ça traîne! » a commenté Christiane Pesci (EELV). Autre question : « Avec quelles recettes financer les investissements? »

 

Comme l’a formulé avec ironie l’opposant socialiste Tony Di Martino : « La braderie continue ! » Une adresse à Marc Everbecq qui déclare alimenter le budget avec la « richesse du territoire » en vendant des terrains municipaux — les « bijoux de famille », selon l’opposition.

 

Au final, l’opposant écologiste Didier Idjadi a tancé « la solitude du maire » en lui décernant la note de 5 sur 20. « Merci, Monsieur le professeur! », a répondu Marc Everbecq.

Tag(s) : #Conseil municipal

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