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Nous vous proposons la lecture d'un article de Sébastien Thomas dans Le Parisien du 30 septembre 2013.


Ce choix "cornélien" fait penser à la formule de Jacques Duclos lors de l'élection présidentielle de 1969. Le choix du deuxième tour était entre Alain Poher et Georges Pompidou. Jacques Duclos avait utilisé la formule devenue célèbre "blanc bonnet et bonnet blanc".

Elle se prête parfaitement à la situation du PCF de Bagnolet.

En effet, Laurent Jamet "postule" à son 4éme mandat et Marc Everbecq à son 3éme.

On constate tous les jours le résultat catastrophique de leur gestion.


Municipales 2014. La section locale ne soutient pas le maire sortant

 

La guerre était larvée, elle est maintenant ouverte. L’assemblée générale de la section communiste de Bagnolet vient en effet de désigner Laurent Jamet, premier adjoint au maire, comme tête de liste aux prochaines municipales, alors que le maire PC sortant, Marc Everbecq, avait déjà annoncé sa candidature il y a un an. Ce choix doit encore être confirmé le week-end prochain par les militants de la section.

 

« Le PC est attaqué de partout dans le département et, à Bagnolet, il réussit la prouesse de s’autodétruire », tacle Marc Everbecq. Il s’attendait plus ou moins à ce type de vote au vu des relations conflictuelles qu’il entretenait avec la section PC locale, il n’en demeure pas moins fort mécontent. « Une partie de mes élus et des militants de la section sont de véritables traîtres, à commencer par Jamet qui me tire dans le dos, s’emporte-t-il. Son nom est sorti du chapeau, comme ça, d’un coup. Il n’en a jamais été question avant. »

 

Pourtant de nombreux signes, notamment cet été, annonçaient plus ou moins cette situation. Par lettres interposées, le maire et la section s’étaient affrontés, prenant les habitants à témoin. Ces écrits faisaient suite, notamment, à un article du « Point » qui prêtait à Marc Everbecq des liaisons dangereuses avec un caïd local. Celui-ci dément ces accusations. Il est persuadé qu’il est devenu au fil du temps l’homme à abattre. « Je gêne car j’ai une trop grande liberté de pensée, insiste-t-il. J’ai mené des projets que les autres n’ont pas su porter. Avant que je sois élu, Bagnolet était surnommée la Belle Endormie , alors forcément, j’ai dû un peu choquer. »

 

A la section locale, on se montre très prudent sur les raisons d’une telle décision. On explique ainsi qu’il ne s’agit que d’un premier vote et que le scrutin le plus important est celui des militants le week-end prochain. « On a eu un débat pour savoir qui serait le mieux à même de rassembler et de porter notre projet, argumente Kamel Brahmy, secrétaire de section. Au fil du temps, Marc Everbecq finissait par rejeter toute forme de compromis et refusait le débat. » « Faux, tonne le maire. J’ai abandonné le projet de destruction du stade de la Briqueterie, car des élus étaient contre, j’ai rediscuté le budget, car ils n’étaient pas d’accord non plus. »

 

De son côté, Laurent Jamet assume son statut de challenger. « Il n’y a plus de justice sociale, les services publics sont abandonnés, il n’y a pas de concertation sur les projets municipaux, bref, la ville part dans tous les sens et le maire ne défend pas ses habitants, souligne-t-il. J’ai moi-même tenté de démissionner à trois reprises, mais Marc Everbecq m’a retenu en promettant de changer. Ce qu’il n’a pas fait. » L’élu estime que sa présence et celle de ses colistiers a permis de limiter les dégâts dans la ville. Il réclame que le maire se soumette à la décision des militants.

 

Mais celui-ci a d’ores et déjà annoncé qu’il maintiendrait sa candidature jusqu’au bout estimant que la division est provoquée non par sa personne mais par les choix de la section locale. Cette stratégie risque de faire le jeu du PS si Tony di Martino a l’accord du parti pour y aller seul. A moins que ce ne soit les Verts qui récoltent la mise avec Mireille Ferri.

 

 

Tag(s) : #Municipales 2014

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