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Cet article est symbolique de l'inefficacité de cette majorité municipale. Alors que le maire "délire" sur un téléphérique qui ne verra jamais le jour, les habitant(e)s du quartier de La Noue ne sont plus desservis par le bus.

Scandaleux !!!

Ces travaux doivent être réalisés au plus vite pour ne pas pénaliser les habtitant(e)s. La négociation pour le remboursement se réalisera ensuite. Priorité à la qualité de vie des Bagnoletais(e)s

Cette majorité l'a oublié tout le long de ce mandat.

 

 

Article publié dans Le Parisien du 29 janvier par  Julien Duffé

 

Un cabas à la main, Colette, 84 ans, tente de passer entre les flocons et d’éviter les amas de neige sur le trottoir. Depuis six mois, cette habitante de la Noue, un quartier de 3000 âmes situé sur les hauteurs de Bagnolet, doit marcher une demi-heure pour rejoindre le centre-ville afin de faire ses courses et autant pour revenir chez elle. En cause? L’interdiction faite aux véhicules de plus de 3,5 t (et donc au bus 122 qui a été dévié) d’emprunter le pont Delescluze qui enjambe l’A 3.

 

Un ouvrage gravement endommagé le 11 juillet dernier par l’incendie d’un campement rom qui s’était établi au pied des piles du pont, sur les talus de l’A 3. « Ce pont nous manque terriblement, confie l’octogénaire. Le bus pourrait au moins s’arrêter en haut de la côte, à l’entrée du pont. » Depuis juillet, quatre arrêts du bus 122 ne sont en effet plus desservis. « Nous n’avons pas le moindre début d’information. Combien de temps cela va-t-il durer? » interroge Jacques Nio, opposant UMP et habitant de la Noue. Encore longtemps si l’on en croit la mairie communiste de Bagnolet, en bisbille avec l’Etat sur la prise en charge des travaux. « La jurisprudence est claire et constante : l’entretien des ouvrages d’art est à la charge du gestionnaire de la voie portée, en l’occurrence de la commune de Bagnolet qui gère la voie communale qui utilise l’ouvrage. Cela a été rappelé à la commune dès le 20 juillet », rappelle la préfecture.

 

400 000 € de travaux

 

« Inacceptable », s’insurge Daniel Bernard, adjoint (PG) à la voirie, qui a écrit début janvier au préfet et attend toujours sa réponse. « La ville n’a jamais réclamé l’autoroute, fait valoir l’élu. D’autre part, c’est nous qui avions attiré l’attention de l’Etat sur le camp rom. Si la réactivité avait été plus grande en raison du péril représenté, on n’en serait pas là. »

 

Car le coût des travaux est important : 400 000 € au bas mot selon le directeur général des services Dominique Lasseron. « Il faut purger les bétons, éliminer la rouille, remettre une couche de mortier : ce n’est pas le maçon du coin qui peut faire ça. » A la préfecture, on rappelle que la Direction interrégionale des routes d’Ile-de-France (Dirif), gestionnaire de l’A 3, a d’abord sécurisé l’ouvrage dont le carénage menaçait de tomber. Un diagnostic a ensuite été mené jusqu’en décembre en raison de la « complexité des investigations » et du « niveau de dégradation avancé ».

 

L’Etat semble néanmoins se montrer conciliant. « Bien que la réparation relève bien de la commune, la Dirif a proposé un partenariat pour la remise en état de l’ouvrage dans les meilleurs délais, notamment en continuant de mobiliser les moyens dont elle dispose », explique la préfecture, selon qui la Dirif a commencé à monter « les dossiers techniques nécessaires à la consultation des entreprises pour la réparation ». L’adjoint à la voirie de Bagnolet, lui, attend de voir. « Je n’ai rien reçu à ce jour, expliquait hier Daniel Bernard. Et même si les travaux débutaient maintenant, le pont ne rouvrirait probablement pas avant septembre. »

 

Tag(s) : #Vie municipale

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