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Denis-BaupinConscients que la mobilité des citoyens – tant dans leur vie quotidienne que professionnelle – nécessite la plus grande attention des pouvoirs publics, les députés écologistes interpellent Delphine Batho sur la crise de l’industrie automobile française.

 

Les leviers d’action existent : le développement des transports collectifs, les circulations douces mais aussi la fabrication de véhicules écologiques. « L'augmentation du prix des carburants, la pollution de l'air et le dérèglement climatique nous imposent d'agir » a ainsi déclaré Denis Baupin devant l’hémicycle le 14 mai 2013.

 

 

L'industrie automobile est en crise. Bien qu'écologistes, nous ne nous en réjouissons pas. Les salariés n'ont pas à payer les choix des constructeurs, qui ont privilégié les bénéfices à court-terme, au lieu d'anticiper les mutations nécessaires.

 

Ces mutations étaient pourtant prévisibles. L'augmentation du prix des carburants est inéluctable. La pression sur le pouvoir d'achat des consommateurs réduit de fait leur droit à la mobilité. Parallèlement la pollution de l'air, le dérèglement climatique nous imposent d'agir.

 

Mme la ministre, faisons d'une nécessité une opportunité ! Le débat sur l’énergie montre que la mobilité est un secteur stratégique. Cela passe bien sûr par les transports collectifs et les circulations douces. Nos transports, notamment la commission mobilité 21, doivent faire de l’efficacité énergétique une priorité. 

 

Mais cela ne suffira pas : des millions de nos concitoyens continueront d’avoir besoin de véhicules motorisés, s’ils sont à des prix d’achat et d’usage accessibles. Il est temps de fabriquer enfin des véhicules écologiques. C’est ma mission à l’OPECST, avec Fabienne Keller.

 

La négociation européenne en cours sur les émissions des voitures est une opportunité de peser en ce sens. Nous accueillerons en 2015 la conférence climatique. Vous voulez des objectifs ambitieux au-delà du paquet climat-énergie. Le Premier ministre a fixé l’objectif de véhicules à 2l/100.

 

 

C’est le moment de donner une impulsion forte. La France doit soutenir le Parlement européen pour un objectif supplémentaire d’émission des voitures à 2025. Cet objectif doit être ambitieux, en ligne avec le Facteur 4, et il faut en finir avec les dérogations.

 

Développer la voiture sobre c’est bon pour l’environnement. C’est bon pour le portefeuille des consommateurs qui économiseraient 400 euros par an. Et c’est bon pour l’économie et l’emploi car c’est dans cette économie verte que réside la compétitivité chère à nos industriels.

Tag(s) : #Economie

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