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Le vendredi 11 mars 2011 à 14 h 46 min 23 seconde heure locale, a lieu le plus important séisme mesuré au Japon.

Le vendredi 11 mars 2011 à 15 h 37 min, un tsunami provoqué par le tremblement de terre aborde la côte orientale. La vague atteint une hauteur estimée à plus de 30 m par endroits, ravageant près de 600 km de côtes et détruisant totalement de nombreuses villes. Plusieurs vagues atteignent la centrale nucléaire de Fukushima Daichi qui est entièrement inondée. Dans les minutes qui suivent, les moyens de refroidissement des réacteurs tombent en panne les uns après les autres. Sans possibilité de refroidissement, les cœurs des réacteurs et les assemblages de combustible usé entreposés dans les piscines voient leur température augmenter. Tepco perd définitivement le contrôle de la centrale.

Du samedi 12 mars au mardi 15 mars quatre explosions se produisent, affectant tour à tour les trois réacteurs de la centrale. La quatrième, sur le réacteur 2, le 15 mars entraine une brutale hausse de la radioactivité, de 70 000 fois supérieure à la limite autorisée. Ce jour-là le vent tourne et le nuage radioactif se dirige vers Tokyo. Le gouvernement lance un appel : les femmes et les enfants sont encouragés à partir vers le sud de l'archipel ou à l'étranger...

Ce furent les premiers jours, tristes jours, d’un désastre qui se poursuit.

Depuis ce 11 mars 2011, pas une seule semaine sans que nous apprenions de nouveaux incidents, de nouvelles fuites graves, de nouveaux épisodes de contamination du sol, de l’air, de l’eau, les centaines de tonnes d’eau hautement contaminée déversées chaque jour dans le Pacifique. Pas une seule semaine sans que l’on entende parler de traces de radioactivité dans les urines, d’angoisse des familles, du désespoir des agriculteurs qui parfois en viennent à se suicider, du désarroi de milliers de réfugiés, d’ouvriers envoyés au casse-pipe de la décontamination pour des salaires de misère.

La catastrophe de Fukushima ne cesse de se poursuivre et de s’étendre. Fukushima, c’est une réalité pour des années, des décennies, des générations.

3 ans après Fukushima, nous sommes réunis pour rendre hommage aux victimes passées présentes et futures des pires catastrophes de l’aire nucléaire. Je propose que nous respections pour toutes ces victimes une minute de silence. Fukushima, plus jamais ça.

Emmanuelle Cosse
Secrétaire nationale d’EELV

Texte de l'allocution prononcée mardi 11 mars sur les marches de l’Opéra Bastille à l’occasion du rassemblement en hommage aux victimes.

Tag(s) : #Nucléaire

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