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carton-rouge1Nous publions 2 articles du Parisien du 10 juin 2013 de Nathalie Revenu.

La stratégie du maire et de sa majorité municipale est claire : nous n'étions au courant de rien.

 

N'étaient-ils pas au courant des embauches clientélistes ? Les frais de personnel ont augmenté de près de 3 millions d'euros entre 2007 et 2008.

 

Notre groupe EELV et nos élu(e)s dénoncent sans répit depuis 2008 ce système opaque et clientéliste mis en place par cette majorité municipale.


 

 

Six membres d’un important trafic de cocaïne à Bagnolet, dans le quartier du Plateau, ont été déférés samedi devant le parquet de Bobigny. Quatre ont été mis en examen et deux d’entre eux ont été écroués hier : il s’agit du chef du centre technique municipal et de son frère.

 

Tous avaient été interpellés mercredi lors d’une opération qui n’était pas passée inaperçue dans la ville. Pour mener à bien leurs perquisitions, les policiers de la brigade stupéfiants avaient prié les employés du centre technique municipal de regagner leur domicile. Tandis qu’à l’hôtel de ville, le branle-bas de combat était décrété, le maire se désolidarisant de cet agent.

 

Car c’est au cœur de locaux communaux que les enquêteurs vont découvrir le pot aux roses, dans l’atelier du centre technique municipal (CTM). Les trafiquants s’étaient rendus à l’évidence : il n’y avait pas plus belle planque que les dépendances de la mairie. Dans l’un des bâtiments du CTM, le chien antistup marquera l’arrêt devant un coffre où étaient dissimulés 11 kg de cocaïne et 15000 €. Dans un autre coffre, les policiers tombent sur un Kalachnikov chargé, un fusil à pompe, un pistolet automatique et des munitions. La clé du coffre était sur le bureau du chef du garage municipal.

 

La drogue écoulée dans le quartier du Plateau

 

L’enquête a ainsi permis de mettre à jour un trafic important et une organisation hiérarchisée. A sa tête, Belkacim A., 40 ans, frère de Mustapha, chef du garage du CTM. Il se rangeait lui-même dans la catégorie des « vrais voyous ». Selon un rituel quasi quotidien, en fin de matinée, le caïd arrivait au volant de son Audi au CTM puis s’enfermait dans l’atelier avec Mustapha, priant les autres employés de sortir. Puis il mettait le cap sur le quartier du Plateau où étaient écoulés cannabis et cocaïne, faisant un crochet par un fast-food de la place Lucien-Sampaix.

 

Les deux frères « supervisaient le trafic » en compagnie d’un troisième homme, un certain « Snake », dont le rôle était de veiller sur les petites mains du trafic. Mustapha, qui gardait les clés des coffres, était aussi l’homme « des basses œuvres », récupérant l’argent chez les débiteurs récalcitrants. Employé municipal depuis 2006, il ne faisait pas l’unanimité parmi ses collègues. Certains indiqueront qu’il « faisait régner un climat de terreur », n’hésitant pas à « en venir aux mains pour imposer son autorité ». A l’occasion, cet ancien boxeur — qui avait conservé une bonne droite — s’en vantait pour intimider les adversaires politiques du maire.

 

Ce trafic durait « au moins depuis un an », selon une source proche du dossier. Depuis assez longtemps en tout cas pour générer de substantiels bénéfices. En analysant les comptes bancaires et les documents appartenant aux trafiquants, les policiers ont identifié des mouvements financiers vers l’Algérie. Ils ont également été alertés par le montant des acquisitions et projets immobiliers des deux frères. Chacun de leur côté, envisageait d’acheter une belle maison à Aulnay (estimée à plus de 350000 €) et une villa en Espagne. La brigade des stupéfiants va approfondir ses investigations.

 

 

Ils aimaient les voitures et les montres de luxe

 

 

Les perquisitions menées aux domiciles des trafiquants et de leurs complices, la semaine dernière, ont confirmé qu’ils menaient grand train. Ils possédaient de coûteuses berlines allemandes, une Audi A6 pour Belkacim, le chef présumé du trafic, et un 4 x 4 Mercedes.

 

A Villeparisis, en Seine-et-Marne, dans le pavillon où habitait Belkacim, les policiers ont également mis la main sur une profusion d’accessoires de luxe, dont des montres de marque Rolex, et de fortes sommes d’argent. Plus de 50000 € en billets ont été comptabilisés. Autant de signes extérieurs d’opulence étonnants pour cet homme sans emploi.

Tag(s) : #Vie municipale

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