Ces exécutions ont eu lieu dans 24 pays, mais près de 90% de celles-ci se sont déroulées dans 5 pays : la Chine (470 exécutions), l'Iran (317), l'Arabie Saoudite (143), le Pakistan (135) et les Etats-Unis (42).
Comme les années précédentes, les autorités de nombreux pays ont exécuté des personnes qui avaient été condamnées pour des faits rarement considérés en droit comme criminels ou qui n'avaient pas bénéficié de procédures équitables :
En Iran, un homme, père de 2 enfants, a été lapidé pour adultère.
En Corée du Nord, un directeur d'usine de 75 ans a été fusillé pour avoir nommé ces enfants à des postes de direction et passé des appels téléphoniques à l'étranger.
En Arabie Saoudite, un homme a été décapité pour sorcellerie.
Aux Etats-Unis, un homme a été exécuté par injection létale. La cour d'appel de l'Etat a refusé de différer d'un quart d'heure sa fermeture pour le dépôt d'un recours. Quelques jours plus tard, un moratoire est décidé sur toutes les exécutions par injection létale.
Une lueur d'espoir. En 2007, l'assemblée générale des Nations Unies s'est prononcée, par 104 voix contre 54 et 29 abstentions, en faveur de la fin de l'application de la peine capitale.
Amnesty International conclu son rapport de la façon suivante : « priver une personne de la vie est l'un des actes les plus graves que l'Etat puisse commettre. Amnesty International engage tous les Etats à suivre les recommandations des Nations Unies en abolissant définitivement la peine capitale ».