La SCI les 2 Rives ayant fait appel de la décision, le Maire annulait son arrêté de fermeture en novembre 2007 dans un contexte électoral et il écrivait au Président de la Cour d'Appel de Paris le 15 février 2008 toujours en pleine campagne électorale pour l'assurer que « Avec tous les partenaires, nous réfléchissons à une meilleure intégration du centre dans le paysage de la ville.
Pour autant, il reste aujourd'hui le seul lieu de culte décent de notre ville, un lieu de culte devenu aux normes de sécurité, ce qui m'a amené à lever mes arrêtés relatifs à l'ouverture au public de ce centre. »
Le Maire omettait toutefois de préciser au Président de la Cour d'Appel de Paris que la ville avait mis gracieusement à disposition des musulmans un terrain pour la construction d'une mosquée ayant enfin pignon sur rue et que les travaux débuteraient au Printemps 2008, que le syndicat des copropriétaires n'avait pas connaissance de part les services Préfectoraux d'une mise aux normes du local concerné alors que seules les commissions Préfectorales de sécurité sont compétentes pour décider de la conformité ou non d'un ERP.
Sur la base d'informations municipales volontairement parcellaires, la Cour d'Appel dans son jugement du 14 avril 2008 déclarait : « qu'il n'y a pas lieu d'enjoindre à la SCI le 2 Rives de cesser tout ou parties de ses activités cultuelles, culturelles, de loisirs ou d'enseignement ... »
Cette décision constitue donc une première en France dans le droit de la copropriété régit par la loi du 10 Juillet 1965. En effet des établissements religieux recevant du public (ERP) peuvent faire partie d'un syndicat de copropriété avec toutes les répercussions qui en découlent en terme d'exigence de sécurité. Stocker des pièces mécaniques ou recevoir des fidèles quelque soit la croyance n'exige pas les mêmes règles de sécurité notamment incendie.
Actuellement les copropriétaires paient plus de 200 000 € par an auprès d'une compagnie d'assurance étrangère car vu l'état des lieux les compagnies françaises ne veulent plus assurer le site. Nul doute que l'assureur va revoir sa copie à la hausse et que le préjudice financier sera bien sûr supporté par les habitants qui au final subiront une inflation de leurs charges.
Moralité :
« Prions » pour que tel ne soit pas le cas et que dans « sa légitime bonté » le Maire prenne en charge sur le dos des contribuables le coût des ses erreurs et sa méconnaissance du droit privé de la copropriété !
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