
Pour autant elle ne change rien au fond du problème, le décret d'extradition signé par François Fillon n'ayant pas
été cassé. S'il s'agit de mieux la soigner pour la rendre expulsable, alors c'est le comble du cynisme. Il faut maintenant revenir sur le décret d'extradition.
En effet, pour mettre un terme à la guerre sans fin en Colombie, Nicolas Sarkozy propose aux Farcs une promesse comparable à celle faite par François Mitterrand envers les ex Brigades Rouge : le dépôt définitif des armes contre l'hospitalité de la France. Comment peut-il dès lors revenir sur l'engagement pris par la France il y a plus de vingt ans
pour aider à clore les années de plomb italienne ?
Quelle crédibilité donneront les Farcs à sa promesse ?
Il faut que la France fasse jouer la clause humanitaire prévue par la convention européenne d'extradition, et qu'elle abandonne la procédure d'extradition concernant Marina Petrella.
Plus généralement, les menaces pesant sur l'ensemble des réfugiés italiens doivent être arrêtées. Le souhait exprimé par Nicolas Sarkozy de voir Marina Petrella amnistiée par Italie est une hypocrisie qui couvrirait la mise en oeuvre d'une décision honteuse.
Cécile Duflot
Secrétaire nationale des Verts