
Malgré le recul de Michèle Alliot Marie sur le fichier Edvige, enlevant du fichier un certain nombre de renseignements relevant du domaine privé et des libertés publiques fondamentales, Les Verts dénoncent le caractère encore et toujours discriminatoire du fichier ex-Edvige à l'égard des mineurs.
Ils refusent catégoriquement que les mineurs soient fichés et de ce fait « pénalisés », alors qu'ils n'ont commis aucune infraction.
Les Verts ne conçoivent pas une société où les droits fondamentaux de l'enfant seraient bafoués et sa jeunesse stigmatisée, « parce qu'elle serait susceptible de porter atteinte à l'ordre public ».
Le « droit à l'oubli », concédé à défaut de « nouvel élément » et sans qu'aucune définition, ni encadrement juridique ne soit formulé, reste insatisfaisant. De quel « élément » s'agit-il ? D'un rassemblement ? D'une activité individuelle ou collective ?
La législation des mineurs, déjà alourdie et par trop répressive, permet à tout moment la mise en place de mesures adaptées à la situation de chaque enfant ou adolescent dans un cadre juridique civil ou pénal et l'activation de divers acteurs. Point n'est besoin de rajouter cette marque au fer rouge au travers d'un décret qui n'a pu faire l'objet d'un débat au parlement.
De la rétention des mineurs étrangers selon les mêmes modalités que les majeurs (projet de directive européenne), au fichage dès l'âge de treize ans, en passant par le rétablissement des centres fermés autrefois nommés "de redressement", où va s'arrêter « la chasse à l'enfant » ?