
Communiqué d'Yves Cochet, Député Verts.
Afin de préciser et de mesurer le mieux-disant écologique entre des projets, nous avons défendu en séance plusieurs amendements tendant à introduire l'empreinte écologique comme indicateur pertinent. La majorité UMP a rejeté tous ces amendements. Néanmoins, Nathalie Kosciusko-Morizet a évoqué son intérêt pour cet indicateur qui pourrait être introduit dans le projet de loi Grenelle 2. Selon nous, il faudrait l'introduire dès la lecture du Grenelle 1 au Sénat.
La majorité a également adopté un amendement introduisant l'idée absurde de « croissance durable », exhibant ainsi son incompréhension des fondements de l'écologie et son fantasme productiviste aveugle aux limites de la planète.
Enfin, hélas ! La majorité a adopté l'amendement 58 (2ème rectification), dit « amendement Ollier », qui trahit l'engagement n°1 du Grenelle en brisant le seuil de 50 kwh/m²/an par favoriser le chauffage électrique ! C'est la porte ouverte à la construction de bâtiments moins bien isolés, jusqu'à 120 kwh/m²/an, où les plus défavorisés de nos concitoyens continuerons de payer de lourdes factures électriques.
Il s'agit là d'une régression économique, sociale et environnementale, frappant d'un coup les trois piliers du développement durable.