
Les 400 millions € de recherche pour des voitures dites décarbonées ou hybrides ont déjà été alloués dans le cadre du fonds démonstrateur de l'Ademe, en août dernier. L'engagement avait à nouveau été affirmé lors du Salon mondial de l'automobile début novembre.
Autre «nouveauté», très critiquée : une prime à la casse de 1.000 € pour les voitures de plus 10 ans, conditionnée par l'achat d'un véhicule neuf. La mesure existait déjà avec le bonus/malus auto classique. Un bonus pour une voiture émettant moins de 130 grammes de CO2 par kilomètre pouvait être augmenté de 300 € avec la mise à la casse d'un véhicule de plus de 15 ans.
Or la « nouvelle » prime à la casse de 1.000 € sera allouée pour les voitures de plus de 10 ans lors de l'achat de véhicules neufs émettant jusqu'à 160 g CO2/km inclus... Le dispositif, dont le coût est estimé à 220 millions €, est mis en place à partir du 4 décembre jusqu'à fin 2009. Il concerne aussi l'achat, par un professionnel, d'un véhicule utilitaire léger s'il met à la casse un véhicule de plus de 10 ans. Une décision prise au moment où l'UE vient de trouver un compromis sur un objectif moyen d'émissions des véhicules neufs de 130 g CO2/km entre 2012 et 2015.
Le WWF craint donc que « ce plan de relance ne se révèle être avant tout un plan de relance de la pollution». De son côté, la fédération France nature environnement (FNE) se «pose des questions sur la véritable finalité d'une prime à la casse en période de crise (...), ne voit pas en quoi celle-ci peut avoir une incidence favorable sur l'environnement (...) [et] demande des mesures cohérentes avec une politique soutenable des transports ».
Autre motif d'émoi : le déblocage annoncé par le Premier ministre François Fillon, vendredi 5 décembre, de trois projets autoroutiers dans les Landes, en Seine-Maritime et dans le Bas-Rhin, pour un montant de 800 millions €. Le gouvernement «envoie un message incohérent avec les priorités annoncées à l'issue du Grenelle de l'environnement », estime FNE.