L'article du Parisien du 9 décembre (article à lire ci-dessous) ne fait que confirmer nos craintes sur la situation financière de la ville.En effet, depuis de nombreux mois (voir notre dernier tract : link), nous dénonçons la politique de gribouille du maire, Marc Everbecq, et de son équipe.
La stratégie du maire pour expliquer cette situation par la faute de la crise est cynique. En effet, crise ou pas crise, Bagnolet, depuis 2001, s'est engagée dans une impasse financière sans qu'aucune mesure ne soit prise. Cette situation est le fait d'une gestion calamiteuse des finances publiques depuis bien trop longtemps.
Par ailleurs, cet article est symbolique de la pauvreté du débat démocratique sur Bagnolet. A aucun moment au conseil municipal ni à l'occasion des « fameuses assises », le débat sur le budget n'a eu lieu.
Il faut que les Bagnoletais(e) lisent la presse et depuis bien longtemps nos tracts pour être au courant de la situation financière de leur ville !!!
Les mesures annoncées pour faire face à cette situation sont incompréhensibles : réduire le budget de la culture et en particulier la suppression du Cabaret Oriental qui avait déjà été annoncé en mars 2008 « dans les couloirs » donc bien avant « la crise alibi ». A quand la suppression de Kosmopolite ?
Souvenez vous, il y a un mois, lors de la réunion sur le scénario urbain, la culture était l'un des point central de la valorisation de Bagnolet.
Cette équipe municipale est capable de dire tout et son contraire en si peu de temps. Cette politique mène Bagnolet au fond du gouffre.
Mais qui prend les décisions dans cette ville !! ??
Par contre une proposition qui permettrait de faire des économies et de contribuer à l'entrée de Bagnolet dans le XXIéme siècle en participant à la lutte contre le réchauffement climatique : la mise en place d'un Agenda 21. Malheureusement, ce n'est pas la préoccupation du maire et plus particulièrement de Mme Villain qui l'a clairement annoncée lors de la clôture des assises (lire notre article : ).
De plus, la situation est bien plus grave que le laisse imaginer l'article du Parisien.
En effet, lors du vote du budget définitif 2007, 8,7 millions d'euros de cessions immobilières étaient mentionnées dont 5 millions non encore réalisées. A ce jour, elles ne sont toujours pas réalisées. Ne peut-on pas assimiler cela à de « la cavalerie » ?
Dans le budget 2008, 8 millions de cessions immobilières sont prévues. A ce jour, nous sommes très loin du compte. Encore une politique d'affichage sans cohérence ?
Quand ces recettes vont-elles vraiment « rentrer » dans les comptes de la ville pour faire face aux dépenses engagées ???
Le couplet du maire en fin d'article « en 2009 il faudrait dégager 1 million d'euros d'autofinancement ». Une mesure indispensable pour restaurer la capacité d'emprunt auprès des banques.
C'est un nouveau mensonge. En effet, cette somme est bien trop faible comparée aux promesses d'investissement faîtes par le maire. Les banques prêteront aux municipalités moins endettées et bien gérées. Bagnolet ne fait pas partie de ces catégories.
Une autre option : le maire n'a pas l'intention de tenir ces promesses (Centre administratif, place de la mairie, ANRU, école...) . Cette option me semble la plus vraisemblable, la base de sa politique étant faîtes de promesses jamais tenues.
Bagnolet voit s'ouvrir une période de très faibles investissements et une hausse de 10% des impôts (hausse la plus importante de toutes les villes de Seine-Saint-Denis).
Je ne vous parlerai pas des « prêts toxiques » souscrits par la ville pour reporter sa gestion imprévoyante sur les générations futures. Malheureusement, ces prêts vont encore alourdir les charges financières payées aux banques.
Les Bagnoletais(e)s qui subissent la politique inique du pouvoir Sarkozyste, vont être aussi pénalisés par la gestion calamiteuse de notre ville.
L'article dans Le Parisien du 9 décembre 2008 : Bagnolet au régime sec
A BAGNOLET, l'heure est au régime sec. En pleine préparation du budget 2009, le maire (PC) Marc Everbecq annonce des réductions pour « tout ce qui n'est pas indispensable et ne porte pas atteinte aux revenus ou à la situation sociale ». La ville réduit donc la voilure sur l'événementiel. L'édition 2009 du Cabaret oriental, une semaine de concerts en octobre, est annulée.
Economie escomptée : 100 000 €. Le budget des voeux est lui aussi réduit de 50 000 €. D'autres mesures seront annoncées concernant la fête de la ville et la saison culturelle.
Bagnolet compte par ailleurs vendre une vingtaine de véhicules de son parc, qui en compte une centaine.
Objectif de ces mesures, faire passer le budget de fonctionnement de 66 à 63 M€. « En 2009, il faudrait dégager 1 million d'autofinancement. » Une mesure indispensable pour restaurer la capacité d'emprunt de Bagnolet auprès des banques.