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L'article du Parisien du 10 décembre (texte en fin de cet article) dépasse l'entendement et l'argumentaire du maire, Marc Everbecq, sur les graves difficultés financières, est lamentable.

La technique bien connue du maire « c'est pas moi, c'est les autres » est de nouveau utilisée.

En effet, pendant 7 ans, entre 2001 et 2008, le maire ne pouvait pas travailler par le fait qu'une partie de sa majorité l'en empêchait. Pendant, la campagne des municipales le thème a été repris à profusion.


Aujourd'hui, la situation financière catastrophique de la ville est dû à « un manque de compétence dans ces services » et aussi par la faute de « la crise ».



Mr Everbecq, vous prenez les citoyens pour des imbéciles !!!


En France, la loi donne un pouvoir exhorbitant au maire qui détient tous les leviers pour faire fonctionner une ville. En conséquence, ne tentez pas d'échapper à vos responsabilités.

Le maire n'est-il pas le garant avec le maire-adjoint chargé des finances du bon fonctionnement financier de la ville ?




Vos arguments ?


Que vous n'étiez pas au courant des dysfonctionnements de la ville ?
Une absence de directeur des finances pendant 2 ans ?



Mr Everbecq que faîtes vous toute la journée dans la mairie ?
Etes-vous en train de nous dire que vous n'êtes pas à la hauteur de la tâche que vous tentez d'exercer ?




Maintenant, analysons les affirmations mentionnées dans cet article.


1) « Un lourd déficit sur le budget 2008 reporté en 2009 » : ce n'est pas nouveau, il existait déjà un lourd déficit de fonctionnement en 2007 (2,8 millions d'euros) reporté en 2008.

Quelles ont été les mesures prises ? Et à l'époque pas de « crise alibi ».


2) « Avec le ralentissement des ventes de logements, la ville a touché 1,4 millions d'euros de moins que prévu » : Cette somme est disproportionnée par rapport au montant total touché.

2 hypothèses : auriez vous sur-estimé cette recette pour construire un budget 2008 non sincère ? Ou aviez vous prévu une hausse plus forte du marché immobilier, vous qui dénoncez les spéculateurs immobiliers ?
Dans les 2 cas, vous avez construit un budget sans cohérence.


3) « Nous avons pris conscience de la gravité de la situation en mai » : Quel amateurisme !!! En effet, nous dénonçons depuis bien longtemps la grave situation financière de la ville.

2 indicateurs symboliques de cette situation : l'autofinancement est passé de 9,3 millions d'euros en 2001 à un déficit de 1,1 millions en 2007 et l'endettement global de 47,5 à 77 millions d'euros.

Ces 2 indicateurs auraient dû être une forte alerte pour prendre les mesures nécessaires bien plus tôt.

Aucun élu n'a été capable d'analyser ces chiffres ?


4)« Le prestataire chauffagiste qui annonçait une augmentation de ces tarifs.....de 200 000 euros » : Ce prestataire est la SDCB dont nous dénonçons les tarifs prohibitifs depuis plusieurs années. Mme Riou et Mr Everbecq sont les grands défenseurs de ce prestataire, on se demande pourquoi ?


5)« Cet automne, Bagnolet a tout de même dépensé 170 000 euros pour ses assises » : Ce chiffre est faux. Elles côuteront entre 320 000 et 660 000 euros. Dans les prochains jours, nous demanderons officiellement au maire les factures de ces assises, factures que nous publierons sur notre blog.

Dans le cas d'un refus, nous ferons un recours auprès de la CADA (Commission d'Accès aux Documents Administratifs) pour les obtenir.





Que conclure sur cette situation qui pénalisera encore les Bagnoletais(e)s les plus fragiles :


1) L'argument de la crise pour masquer l'incapacité du maire de gérer la ville depuis 2001 serait risible si la situation n'était pas si grave.

En effet, il faut savoir, que l'on peut marquer le début de la crise réelle lors de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers courant septembre 2008.

La prise de  conscience de la gravité de la situation en mai est antérieure au début réelle de la crise. La détérioration de la situation financière de la ville a été constante depuis 2001.

Le seul argument de la crise est un mensonge.


2) La ville a surtout vécu à crédit sans vision de l'avenir, sans outil pour suivre le budget.
Ce peu de vision et de rigueur est inexcusable.




Enfin, pour terminer, ma contribution aux économies à réaliser pour 220 000 euros : il faut conserver le Cabaret Oriental (100 000 euros) et dénoncer le contrat 2009 (320 000 euros) avec Campana Eleb pour les assises.
Les assises peuvent être bien mieux organiser avec les compétences des salariés de la ville. Montreuil le démontre actuellement.







Article du Parisien du 10 décembre 2008 : Les erreurs de gestion plombent Bagnolet

Le maire (PC) Marc Everbecq reconnaît que 900 000 € de déficit du budget 2008 sont dus à un « manque de compétence » dans ses services.
Gireg Aubert le 10.12.2008,

LA SITUATION financière de Bagnolet est plus grave que prévu. Vendredi dernier, le maire (PC) Marc Everbecq annonçait une réduction de 50 000 € sur le budget des voeux, parmi d'autres mesures d'économie (notre édition d'hier). Hier, le maire a finalement décidé d'annuler purement et simplement la cérémonie de début d'année.
Economie escomptée, 100 000 €.

En cause, un lourd déficit sur le budget 2008 reporté en 2009. Avec le ralentissement des ventes de logements, la ville de 34 000 habitants a touché 1,4 million d'euros de moins que prévu en droits de mutation (ces taxes qui sont versées à chaque transaction immobilière). Deuxième raison, plus grave, des manquements dans la gestion des deniers municipaux, dus à l'absence pendant deux ans d'un directeur général des finances. C'est le maire lui-même qui en parle. Ainsi, au centre municipal de santé, une erreur de comptes prévoyait 500 000 € de recettes, qui ne sont jamais arrivées mais ont été dépensées ! De même, à la direction du personnel, les services ont anticipé une somme fantôme de 400 000 €. « Il y a eu un problème de manque de compétence, admet le maire. Sur nos difficultés économiques, 900 000 € relèvent d'une insuffisance de gestion. »

« Nous allons renégocier tous nos contrats »

« Nous avons pris conscience de la gravité de la situation en mai, mais chaque mois de nouvelles dépenses s'ajoutent. » Lundi, c'était le prestataire chauffagiste qui annonçait une augmentation de ses tarifs, avec un surcoût pour la ville de 200 000 €. L'heure est donc aux mesures draconiennes. Des investissements en baisse, la vente d'un quart du parc automobile municipal, moins de vacataires, pas d'ouverture cette année du centre de vacances d'Yzeure, dans l'Allier... « Nous allons renégocier tous nos contrats, quitte à modifier le cahier des charges. Sur l'éclairage public, en retirant un quart d'heure matin et soir, on peut dégager plusieurs milliers d'euros. »

Mais à quelque chose malheur est bon : « Il y a une dynamique qui se crée où chacun, des directeurs généraux à la base des salariés, prend conscience des réalités. De ces difficultés, nous devons apprendre à réduire le train de vie général de la commune. » Cet automne, Bagnolet a tout de même dépensé 170 000 € pour ses Assises de la ville, qui se sont achevées vendredi dernier.


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Tag(s) : #Bagnolet et les dossiers en panne
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