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Une étude publiée cette semaine par l’Institut de veille sanitaire montre que les pics de pollution de l’air ont un effet sur la santé. Un lien est fait entre la pollution de l’air au dio­xyde d’azote, aux micro particules et à l’ozone et les risques de mortalité à court terme et d’hospitalisation. Or, ces polluants sont liés pour une grande part au trafic motorisé en général et automobile en particulier.



En France, la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie de 1996 a reconnu l’existence d’effets sanitaires de la pollution atmosphérique et rend obligatoire leur surveillance. L’Institut de veille sanitaire (InVS) a lancé dès 1997 dans neuf agglomérations (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) un Programme de surveillance air et santé (Psas) afin d’étudier les risques sanitaires associés à l’exposition à la pollution atmosphérique urbaine.



Une étude publiée en 2002 a montré l’existence d’une association entre la mortalité et les indicateurs de pollution mesurés en France à la fin des années 1990 : dioxyde d’azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2), ozone (O3), fumées noires.


L’évolution des niveaux et de la composition chimique de la pollution atmosphérique urbaine, ainsi que la généralisation de la mesure d’indicateurs de pollution particulaire (PM10) a justifié une actualisation, pour la période 2000-2004, des résultats obtenus dans le cadre du Programme de surveillance air et santé (Psas) sur les relations à court terme entre pollution atmosphérique et mortalité et admissions hospitalières. L’analyse basée sur des séries temporelles a consisté à relier les variations à court terme d’indicateurs de l’état de santé (mortalité et hospitalisations) à celles des indicateurs d’exposition à la pollution atmosphérique (NO2, O3 et PM10).

 


Les risques relatifs ont été estimés pour chacune des villes puis une analyse combinée de ces résultats a été réalisée. Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés. Les hospitalisations pour causes cardiovasculaires sont aussi significativement associées aux niveaux de NO2 et de PM10 mais pas à l’ozone. Ces deux études confirment l’existence de liens significatifs entre les niveaux de pollution atmosphérique couramment observés et les indicateurs de santé. Elles ont aussi permis d’obtenir des estimateurs utilisables pour la réalisation d’évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine en France.

Source: Liens à court terme entre la mortalité et les admissions à l’hôpital et les niveaux de pollution atmosphérique dans neuf villes françaises, Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 3 février 2009 / n°05

C’est officiel: la pollution automobile tue
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Tag(s) : #Transports
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