
Communiqué de presse de Jacques Boutault, Maire VERT du 2e arrondissement.
La ministre du logement ne devrait pas jouer avec les nerfs des familles mal-logées de la rue de la Banque.
L’accord qui avait été trouvé le 13 février dernier prévoyant le relogement des familles à échéance de 12 mois a été, hier, subitement remis en cause. Ce qui a entraîné la colère légitime des familles et des associations.
La parole de la ministre est très fluctuante. l’issue de la première occupation, fin 2007, l’engagement avait été pris de reloger les 374 familles. Or après plus d’un an, la promesse n’a été tenue que pour 215 d’entre-elles. Ce qui a suscité la nouvelle occupation du trottoir du 24 rue de la Banque que nous connaissons aujourd’hui et qui perdure depuis un mois en raison de l’incapacité des pouvoirs publics nationaux à tenir leurs engagements et à répondre avec clarté aux problèmes d’accès au logement que connaissent ces familles.
Les problèmes que cette situation pose pour ces familles qui dorment dans le froid et pour les riverains qui subissent le bruit des manifestations quotidiennes et les difficultés à circuler sur les trottoirs sont indignes et pénalisantes, Les évacuations par la force, telles qu’hier après-midi, sont tout autant inadmissibles qu’inutiles ; les familles se réinstallant, n’ayant rien à perdre ni nulle part où aller. Ces méthodes ne font qu’exaspérer et désespérer un peu plus les familles.
J’apporte mon soutien aux mères de familles qui ont été blessées hier après midi durant cette opération musclée des force de l’ordre et à Jean-Baptiste Eyraud qui a été retenu plusieurs heures contre son gré, entouré d’un cordon de policiers l’empêchant d’être libre de ses mouvements.
Paris le 26 février 2009