
Sans compter que pour les associations utilisant des cars, elles devront faire appel à des sociétés extérieures et financer donc leur déplacement sur leurs ressources, la mairie n’ayant plus qu’un seul car (devant la débâcle financière, le maire en est arrivé au point de vendre une partie du parc automobile de la ville).
Quelle conséquence à cette baisse pour les associations : les cotisations qui augmentent pour continuer à assurer l’activité. Cette augmentation viendra s’ajouter à l’augmentation des taxes d’habitation et foncière de 10% ainsi qu’à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de + 50% pour les ménages Bagnoletais à ajouter à l'augmentation de 3% du tarif des services publics sur la ville.
L’autre point scandaleux : l’opacité des critères utilisées pour attribuer les subventions. Malgré les questions de Christiane Pesci sur ce sujet lors du conseil municipal du 25 mars, aucune réponse n’a été apportée.
Seul, un élu de la majorité municipale à préciser qu’il fallait avoir un certain profil. En conséquence et en clair, les subventions sont attribuées « à la gueule du client ».
On comprend mieux, pourquoi certaines associations voient leur subvention baisser de 70%, d’autres se maintenir, d’autres augmenter, d’autres ne recevoir aucune réponse à leur demande ?
Dans un fonctionnement démocratique digne de ce nom, les critères d’attribution devraient être diffusés largement auprès des associations afin d'éviter toute suspicion.
Malheureusement, à Bagnolet, l’opacité la plus totale règne. L’arbitraire est la règle de gestion.
Enfin, cette baisse dénote une politique régressive et une non-prise en compte du travail remarquable réalisé par les bénévoles.
Le budget des associations ne devrait pas être une variable d’ajustement pour « boucler un budget ».
Le tissu associatif dans une ville est une véritable richesse, un lieu de solidarité, un lieu d’éducation populaire, un lieu d’éducation à la démocratie.
La majorité municipale est bien loin de ces considérations quand on voit, par exemple, l’état de la maison des associations.
Qu'en pense Mme Benabdallah, maire-adjointe à la vie associative ?