Le vendredi 11 septembre la médiathèque est en grève et la population reste derrière la porte fermée. La CGT a déposé un préavis de grève.
Pourquoi ? La pétition organisée par la CGT explique les raisons de la contestation : « A la médiathèque, une collègue contractuelle depuis mai 2007, remplaçant une collègue titulaire, est concernée par un non renouvellement de contrat à compter du 30 septembre, fait dans les conditions inacceptables » cela a un impact direct sur l’accueil du public, petite enfance, éducation nationale. La pétition proteste également contre une baisse de 35% des achats de documents, contre les postes gelés et contre les conditions de travail.
Le personnel est en colère car la direction et surtout le maire qui refusent toute négociation avec le personnel et les syndicats. Le personnel de la médiathèque évoque l’hypocrisie et le mépris du maire. Il n’a jamais accepté la discussion avec les syndicats et il est à l’origine de l’opacité totale dans les licenciements directs ou déguisés à la mairie de Bagnolet.
A la veille des élections municipales il a recruté en contrat précaire et maintenant il "jette". La réduction de l’activité de la piscine, du conservatoire, la fermeture du centre Toffo, la mise au placard des cadres qui ne sont pas aimés, sont des aspects révélateurs d’une gestion chaotique. Le maire est toujours capable d’avoir un double discours : parler de ses « valeurs de gauche » et en pratique comme tous les mauvais patrons continuer à mépriser le personnel et mettre à la porte. Le maire connaît tous les dysfonctionnement et problèmes, mais le courage, la compétence et la transparence ne sont pas présents.
Les gens qui sont des démocrates et qui ont une certaine éthique dans les relations avec les partenaires sociaux acceptent le principe de la négociation. Depuis 2001 ce maire n’a jamais accepté l’échange direct avec les représentants du personnel. Bien sûr dans les réunions de marketing et de propagande, accompagné par les cabinets de communication et d’argent, il a donné beaucoup de promesses ; mais la clarté dans la gestion du personnel et l’engagement pour la négociation collective, Jamais !