
Cette nuit, à 3h30 du matin, la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) a failli prendre feu. On a frôlé le plus grave accident nucléaire en France et en Europe de l'ouest.
Le porte-parole d'EDF a beau dire que "la situation est contrôlée" et qu'il n'y a "pas d'impact sur la sûreté", les Jeunes Verts s'interrogent.
Comment expliquer, alors, la mobilisation de 50 pompiers qui ont mit 40 minutes à éteindre le feu dans cette centrale ? Comment expliquer l'arrêt des 4 réacteurs ? Oui, il faut que EDF l'admette : une nouvelle fois, après les incidents de Dampierre, Gravelines, Cadarache, Tricastin... nous avons à nouveau frôlé un désastre humain et écologique. Encore une fois l'incident sera sans doute classé comme "mineur" et aucune information ne sera transmise au public.
Les Jeunes Verts sont révoltés par la statut de privilégié absolu dont bénéficie le nucléaire en France. Financé par l'argent du contribuable, cette industrie a tous les droits. EDF peut espionner les militants écologistes, comme Yannick Jadot (ex-Greenpeace et député européen Europe Écologie), embaucher des intérimaires sans les former, demander toujours plus d'argent public... et ne pas informer la population sur les dangers du nucléaire. Il faut en finir avec l'exception nucléaire française !
Il faut en finir avec le lobby nucléaire !
Les centrales nucléaires sont chères, peu créatrices d'emplois et dangereuses. Le coût de leur construction, d'entretien, de transport de l'électricité, de démantèlement et surtout le coût du risque d'accident s'élèvent à plusieurs dizaines de milliards d'euros. Les Jeunes Verts réclament une enquête indépendante pour déterminer le coût d'un accident
comme celui qui s'est produit cette nuit, ainsi que le risque encouru pour
le personnel de la centrale et les riverains.
Au vue de la multiplication d'incidents graves dans les centrales nucléaires françaises, les Jeunes Verts demandent leur fermeture progressive et l'arrêt des nouvelles constructions.
Nous appelons également à participer au grand rassemblement à Colmar (3-4 oct) pour exiger la fermeture de la centrale de Fessenheim et la sortie progressive du nucléaire.
- Cyrielle Chatelain - Secrétaire fédérale, Lyon - 06 82 72 01 51
- Rémi Guerber - Secrétaire fédéral, Paris - 06 74 62 52 23