Et à Bagnolet pendant ce temps, que se passe t-il dans les écoles ?
Rien.
Aucun budget d'investissement n'est prévu pour l'année 2009.
En terme de fonctionnement, on supprime des postes d'ATSEM.
Il y a des villes qui travaillent, qui avancent, qui améliorent la qualité de vie de leurs habitant(e)s.
A Bagnolet, c'est la débandade !!! Les travaux à l'école Joliot Curie sont une véritable catastrophe (écroulement d'un plafond, évacuation de 4 classes en pleine journée....)
Suite aux efforts réalisés par la Ville de Cesson en matière de bio dans les cantines, le très écologique WWF rend hommage au travail de la commune sur son site.
A l’occasion du premier renouvellement du marché de la cantine scolaire, la petite ville de Seine et Marne a choisi d’écologiser ses menus. Depuis la rentrée, ses écoles servent des repas bio à 40% et privilégient les fruits et légumes locaux et de saison . Quant aux viandes recomposées, elles ont été bannies. Lylian Sénéchal, maire adjoint, revient à la genèse du projet et nous explique comment sa municipalité a choisi de privilégier la santé et l’écologie sans, pour autant, ruiner ses habitants.
Qu’est ce qui vous a incité à opter pour une restauration plus verte ?
Notre maire Jean-Marc Brûlé, est vert et nous sensibilise donc depuis longtemps à ces problématiques. Au-delà des objectifs écologiques, travailler sur la qualité des produits, éduquer au goût et améliorer la santé des habitants à long terme faisait partie des priorités de son programme. Et puis, si j’étais déjà déterminé, j’avoue que les récentes projections des documentaires « Nos enfants nous accuseront [1] » et « Home [2] », ont achevé de me convaincre.
Nous avons mis en place un nouveau cahier des charges qui imposait à nos fournisseurs de nous approvisionner quotidiennement en pain bio et de nous proposer jusqu’à deux autres composants bios parmi les féculents, les fruits et légumes et les produits laitiers. C’est le prestataire Avenance que nous avons finalement retenu car il satisfaisait à toutes nos exigences sans nous assassiner sur les prix.
En termes de prix, justement, les parents paient-ils plus chers la cantine bio de leurs enfants ?
Non, le léger surcoût, environ 20 centimes d’euros par repas, n’a pas été répercuté sur la facture des parents. Pas question de faire assumer nos choix par d’autres, c’est la municipalité, elle-même, qui a pris en charge les 22 000 euros supplémentaires à débourser. Mais à l’échelle d’une commune, même de relativement petite taille comme la nôtre, cet excédent n’est pas phénoménal.
Quand on sait qu’un feu d’artifice, soit un événement festif qui ne dure qu’une dizaine de minutes, représente en moyenne un coût de 7 000 euros on relativise !
Tout cela demeure une question de choix, de priorité, dans la répartition des budgets. Il faut dire aussi que la commune est engagée dans une démarche environnementale globale qui a permis de faire des économies en rationalisant la consommation d’énergie, par exemple. Le fait d’arrêter de chauffer les bâtiments pendant les vacances scolaires illustre bien cet effort pour repenser notre façon de consommer et s’efforcer de limiter les déperditions, le gâchis. Quant au fait de mettre le bio en option dans le cahier des charges, il a eu pour effet de renforcer la concurrence entre les fournisseurs en mettant en évidence le prix de base du repas et celui des ingrédients bio introduits. Les devis qu’on nous a présentés restaient abordables.
Comment les Cessonnais ont-il accueilli la nouvelle ?
Ils étaient ravis ! Il faut dire qu’on ne les a pas pris au dépourvu. Le projet a été mené dans le cadre d’une démarche participative, en concertation avec les habitants. Nous avons créé un groupe de travail, ouvert aux parents d’élèves, sur la question du bio dans la restauration scolaire afin de définir ensemble le contenu du cahier des charges imposé aux fournisseurs.
Il ne s’agissait pas, tels des Ayatollahs, de dicter notre point de vue, mais bel et bien, de sensibiliser, petit à petit, pour que les Cessonnais prennent eux même conscience de la nécessité de repenser nos modes de consommation de toute urgence. Des plaquettes de sensibilisation ont également été distribuées aux enfants pour mieux leur expliquer la démarche. De l’avis général, si les tomates n’ont pas changé de goût, le pain est vraiment meilleur qu’avant !
En tout cas, c’est une aventure passionnante. Et on ne compte pas s’arrêter là. Une maison de la petite enfance verte va bientôt ouvrir ses portes à Cesson : bâtiment à basse consommation, éolienne, toiture végétalisée, ventilation naturelle, panneaux photovoltaique : notre future crèche sera exemplaire en matière d’efficacité énergétique !
[1] Documentaire de Jean-Paul JAUD sur une « tragédie environnementale » : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.
[2] Documentaire de Yann Arthus-Bertrand qui montre, depuis le ciel, l’épuisement des ressources terrestres.