
Par Marie-Christine Lacazette, conseillère municipale.
Vous avez lu dans le bulletin municipal…Erreur, il a disparu depuis les dernières élections municipales ! Vous avez donc consulté le site Internet de la ville de Bagnolet… Mais il n’a pas été mis à jour depuis… Mais vous êtes connecté à l’unique blog détenteur de la vérité (celle du maire) et là, enfin, sous la plume d’un « journaliste municipal », vous avez pu lire le récit d’une rentrée heureuse.
Pourtant les parents FCPE de plusieurs écoles (Pêche d’Or, Jaurès, maternelle Langevin) se manifestent. C’est que les sujets de colère ne manquent pas.
Deux ouvertures de classes en maternelle ont été prononcées par l’Inspection d’académie (EN), une en juin, l’autre en septembre. Mais la ville a du mal à suivre, un comble !
- La première classe de maternelle est installée au 1er étage de l’école élémentaire Langevin sans ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) supplémentaire. Jusqu’en janvier 2009, la municipalité envisageait de rénover ce 1er étage, mais cela n’a pas été fait.
- La seconde classe devait s’ouvrir à Wallon. Mais une partie de la maternelle Joliot-Curie a eu le mauvais goût de s’effondrer et deux classes de cette école ont été installées …à Wallon. La seconde ouverture de classe est compromise faute de locaux. Quid des enfants sans école ? Et le nombre d’ATSEM n’a pas suivi non plus : plus il y a de classes, moins il y a d’ATSEM !
En maternelle, suppression de postes dans toutes les écoles. Une récession qui est à l’origine d’une grève des ATSEM et des agents de service très suivie le 1er octobre et reconduite depuis. Le temps où chaque classe disposait d’une ATSEM est révolu.
En élémentaire, les partenariats écoles-ville deviennent translucides. L’enseignement de la natation est en déroute avec deux suppressions de postes de maîtres nageurs. Les activités sportives généralistes sont revues à la baisse par manque d’animateur sportif. Les actions avec la médiathèque sont réduites car des contrats de bibliothécaires ne sont pas renouvelés.
Concernant les sorties éducatives nécessitant un transport en car, il « pourrait » y avoir un car par école et par trimestre. Pour des enfants de trois à sept ans, c’est mieux de se déplacer en transports en commun, non ?
Pour les bâtiments scolaires, pas de travaux (sauf la 1ère tranche de Joliot-Curie). Les problèmes constatés depuis plusieurs années (on se souvient « du rallye des écoles qui se déglinguent », organisé par les parents FCPE… en 2005) restent en plan ! Il y a quand même des surprises : cet été, le centre de loisirs à l’école Ferry a été fermé et transféré à Langevin pour cause …de travaux ?! En fait de travaux, au 1er septembre, le centre de loisirs avait reçu un coup de peinture et l’installation de chauffage qui avait lâché l’hiver dernier n’était pas réparée. Heureusement qu’avec le changement climatique, le prochain hiver sera chaud !
Quid des classes vertes quand une partie des crédits de la caisse des écoles ont été transférés aux centres de quartier en péril ? Selon le maire, cette opération n’aura aucune incidence sur les activités proposées. Va-t-on apprendre que de nouvelles gymnastiques budgétaires vont renflouer la caisse des écoles ? Vous avez dit gestion transparente ?
Restauration scolaire : à la maternelle Capsulerie, un ATSEM en moins et un animateur en moins, cela signifie la suppression du service décalé pour les enfants de trois ans. Tous les enfants déjeunent ensemble avec moins de personnel ! Une situation que l’on retrouve dans toutes les maternelles de la ville.
Alors M. Sarkozy est-il l’unique responsable de ce gâchis ? La gestion municipale est-elle indemne de toute responsabilité ? Pour répondre à ces questions, j’invite chacun à consulter les budgets municipaux depuis quatre ans, qui ont provoqué -entre autre- une division sans précédent des forces de gauche dans notre ville aux dernières élections municipales.
L’alternative existe. Elle commence par un appel à tous les citoyens à ne pas se résigner, à résister et à se faire entendre haut et fort par l’action collective. Cela signifie la lutte revendicative, bien sûr, mais aussi la nécessité urgente d’une nouvelle construction politique et citoyenne, pour en finir avec la politique qui désespère Bagnolet. Faisons-la ensemble !
Bagnolet, le 2 octobre 2009
Pour toute réaction ou contact à ce sujet : 09 75 75 18 95 ou jean-claude.oliva@wanadoo.fr