
Qui donc ne connaîtrait-il pas la crise dans cette ville ? La SDCB bien sûr !
En effet, chacun s'accorde à dire que le gaz ça suffit comme ça ! Des augmentations de prix régulières, indexées sur le cours du pétrole, des baisses de prix indexées sur le pétrole quand son prix s'effondre, mais répercutées tardivement à la vitesse d'un escargot.
Bref, les clients raccordés à GDF sont victimes de la politique gouvernementale, seraient tentés de dire certaines personnes autorisées de la municipalité. Alors qu'en est-il exactement ?
En cette période de lettre au Père Noël, j'ai à mon tour fait un graphique illustrant sur 12 mois ce qu'il en coûtait par appartement de l'énergie nécessaire pour chauffer un immeuble raccordé à GDF et l'autre à la SDCB. Nul besoin d'une photo au finish pour départager les vainqueurs. La SDCB occupe avec arrogance la 1ère marche du podium, environ 40 % plus haute que celle de GDF arrivé en 2ème position. Il est des situations où l'on est fier de se contenter comme POULIDOR de la 2ème place qui, elle, ne sent pas le dopage !
Pourtant ça ne date pas d'hier cette victoire écrasante, pour ne pas dire indécente !
En 1998 un bâtiment tenu par une bande d'irréductible gaulois du quartier de la NOUE avait cru bon se désolidariser de la SDCB après 28 ans d'un mariage tumultueux. La rupture, sans consentement mutuel, au prix d'une forte campagne de désinformation de la société de chaleur se fit dans la douleur. Heureusement l'avocat (bureau d'étude) des gaulois avait tout prévu quant aux investissements à réaliser pour passer au gaz, car il fallait bien engager des travaux et donc dépenser des milliers d'Euros. Le retour sur investissement, estimé au bout de cinq ans, se fit au terme de la 1ère année tant la politique tarifaire de la SDCB était inflationniste. Nos gaulois savourèrent leur réussite mais c'était sans compter sur leur détermination.
En effet, le village voisin de Montreuil leur appris en l'an 2006 que la SDCB procédait au remboursement du dépôt de garantie versé par les abonnés Montreuillois lors de la mise en service du réseau de chaleur. Forts de cette information, nos valeureux gaulois ne manquèrent pas de rafraîchir la mémoire des dirigeant de la SDCB qui devinrent dur de l'oreille à telle point que le sous Préfet, en l'an 2007, se fit même l'avocat des gaulois devant le directeur de la SDCB à qui il expliqua que depuis 1998, date du divorce, nos braves gaulois auraient dû percevoir le montant du dépôt de garantie et qu'ils seraient tout à fait dans leur droit d'exiger le versement d'intérêts de retard.
Nos braves gaulois se contentèrent de demander seulement leur dû, qui d'ailleurs à ce jour, reste toujours dû !
Moralité :
1. Si la municipalité éprouve quelques difficultés financières, des pistes d'économies substantielles sont possibles sur les postes de chauffage suivants :
- Piscine,
- Ecoles, crèches
- Centres de quartier
- Bâtiments communaux, centre technique, médiathèque
- Mairie
2. Les gaulois vont dorénavant exiger le versement des intérêts de retard dû depuis 1998 car il est dit dans les textes SDCB que la politique tarifaire est identique pour tous les abonnés. Or des intérêts sur 10 ans au taux légal (3.99% en 2008) seront un bien meilleur placement que faire confiance à son banquier d'autant que la somme à récupérer est rondelette : environ 26 000 €
3. A l'heure où l'on met en avant le Grenelle de l'environnement, Bagnolet vit encore à l'ère du charbon, avec comme chacun le sait, les dégâts collatéraux dont sont victimes les habitants compte tenu de l'impact sanitaire de ce mode de chauffage sur la santé.
4. Il semble que des 3 points ci-dessus, seule l'équipe municipale Bagnoletaise soit responsable et décisionnaire, et non le gouvernement de notre pays qui lui aussi a déjà fort à faire pour garder le cap de la raison. Notre petit gouvernement local s'inspirerait-il du gouvernement de notre pays ?