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Le conseil municipal s'ouvre sur une intervention de Denis Bargeau représentant d'un groupe d'habitants qui vient de créer l'association « pour la rénovation du quartier des Coutures et de Bagnolet ».



Ils sont porteurs d'une pétition signée par de nombreux citoyens qui dénonce l'immobilisme de la municipalité concernant l'immeuble du 92 rue Victor Hugo. Ce squatt apporte de nombreuses nuisances, les occupants y vivent dans des conditions de vie indignes.
La question est de savoir pourquoi la mairie préempte pour 450 000 euros ce lieu alors que les caisses de la ville sont vides et qu'un projet privé est soutenu par les habitants ?




La réponse du maire, mot pour mot : Monsieur, vous soutenez un projet « porté par des voyous »
Je vous laisse le soin de juger le haut niveau politique de cette réponse et le mépris que porte le maire, Marc Everbecq, aux habitants de notre ville.




Le mépris et la politique calamiteuse du maire sont dénoncés régulièrement comme le démontrent les revendications arrivant de toute part au conseil municipal et aux assises :
- Les militants CGT qui « tractent » à l'ouverture des assises pour dénoncer la politique de la ville ;
- Les habitants du plateau qui se déplace au conseil municipal de novembre pour dénoncer l'abandon de leur quartier ;
- Les habitants des Coutures présents à ce conseil pour dénoncer, notamment, l'immobilisme du maire sur le traitement de l'habitat indigne dans leur quartier;
- Des jeunes présents à ce conseil car ils craignent une baisse forte du budget des centres de quartiers ;
- Les syndicats SUD et CGT qui manifestent jeudi 18/12 devant la mairie contre la politique de cette municipalité. Le roi « Everbad II » n'a pas daigné les recevoir. Ils ont été reçus par ses affidés.





La 1ére délibération porte sur le vote du budget supplémentaire 2008.
Oui, vous avez bien lu, le 18 décembre, la ville de Bagnolet en est encore à boucler le budget 2008.



Pendant ce temps, le même soir, Montreuil vote le budget 2009, la Ville de Paris a voté le sien en début de semaine et la Région Ile de France est en cours de débat. Des collectivités qui avancent, au contraire de Bagnolet qui essaie sans succès de « boucher » les trous de la gestion calamiteuse du maire depuis 2001.




Vous pouvez lire, par ailleurs, l'intervention de Tony Di Martino, président du groupe PS, VERTS et CAC93 au conseil municipal.

Ce budget supplémentaire est un budget « fantôme » et révèle la non sincérité des budgets précédents :

- Les dépenses de fonctionnement concernent essentiellement une rallonge des dépenses de personnel pour 2,5 millions soit +6% de l'enveloppe initiale. Situation inédite qui démontre la sous-estimation de ces dépenses dans le budget primitif 2008 ;
- 60% des recettes d'investissements soit 5 millions sont des ventes de propriétés municipales prévues en 2007, non réalisés en 2007, reportés en 2008 et de nouveau reportés en 2009. On peut appeler cela de « la cavalerie » . Ces 5 millions sont du vent pour « boucler » le budget.
- 1,6 million d'euros de frais d'études sont passés en dépenses d'investissement ?????
- Tout cela, pour sortir un déficit de fonctionnement de 1,1 millions d'euros.



Nous vous donnons rendez-vous en juin 2009, pour le vote du budget définitif 2008 qui révélera une situation financière catastrophique.




Les interventions du maire, de LO et d'une élue de la majorité sont simples :

La situation financière est due à la crise internationale, à l'Etat Sarkozyte. L'élue de LO est même remontée jusqu'à Gaston Defferre et pourquoi pas Clovis pendant qu'elle y est ?!




Didier Idjadi dans son intervention évoque la crise financière internationale, les dégâts provoqués par le néolibéralisme spéculatif sur la vie des couches populaires et moyennes. Il dénonce la politique de Sarkozy favorable aux riches, sa tentative de contrôler les médias et la diminution des dotations accordées aux communes.
Il insiste également sur le fait que les difficultés financières de Bagnolet sont avant tout la conséquence de la politique du maire et la crise internationale n'a eu aucun impact sur la situation financière de la ville.
Il reconnaît bien la technique du maire comme dit le chanteur Abd Al Malik « C'est pas moi, c'est les autres ».


Idjadi rappelle, qu'en 2004, avait envoyé au maire un courrier mentionnant que Bagnolet en terme budgétaire « allait dans le mur » et demandait un audit des finances que le maire sous la pression des Verts a accepté et dont le pilotage opérationnel lui a été confié.
Malheureusement à mi chemin le maire a demandé l'arrêt de cet audit. Pourquoi ?


Didier insiste en précisant que la gouvernance de notre ville est caractérisée par le gaspillage et le marketing Campana-Eleb.

Le maire avait toutes les informations pour stopper la dégradation financière de notre ville mais il a continué à dépenser sans compter.

Le responsable de la crise de Bagnolet c'est le maire et une équipe incompétente.
Pourquoi le maire a imposé le tarif de la SDCB pour le chauffage qui est au minimum 25% plus cher à la population? pourquoi n'y a t-il pas d'économies réalisées en consommation d'eau, électricité, communication ?
Il ne respecte pas les promesses faites aux jeunes, il méprise le personnel municipal, il est contre la régie de quartier. Il parle du social pour mieux vider ce terme de son véritable sens.
Le maire a la même pratique que Sarkozy. Il a toujours construit des budgets non sincères pour manipuler et tromper.




Christiane Pesci, accuse cette majorité, de se servir de cette crise pour « vider la cave et le grenier » d'objets encombrants et que cette crise est une véritable aubaine pour eux.




J'allais oublier : nous avons droit à l'intervention incompréhensible, comme à chaque fois, de Mr Benaissa, maire-adjoint chargé du développement économique, pauvre de nous !!!
J'ai réussi malgré tout à comprendre qu'il essayait de nous faire croire que si nous étions dans une telle situation financière, la faute en incombait à la majorité du précédent mandat.




Christiane Pesci demande, à ce moment, qui était maire entre 2001 et 2008 ?




Cette question réveille en sursaut le 1er maire-adjoint, Laurent Jamet pour une intervention sans intérêt.




Ensuite, le maire fait un discours ou il annonce, comme à chaque fois, que Bagnolet va changer (le centre administratif, le centre ville, l'anru.....)
Mais avec quel financement ?





Cette « équipe » ne fait plus illusion. Les Bagnoletais(e)s en ont marre de ces élus qui ne sont pas au travail, qui « brassent » du vent et qui par contre vote un budget supplémentaire qui passe le montant global de leurs indemnités de 290 000 euros à 380 000 euros soit +31%. Dans la situation financière actuelle de notre ville, c'est indécent.




Ils appliquent un nouveau précepte : Travailler moins pour gagner plus.

Nous vous rappelons dans un article de notre blog le montant des indemnités de chacun des élus.


Par contre, le budget formation des élus est passé de 53 000 à 18 000 euros. La formation ne sert évidemment à rien, si on a été élu pour « ramasser » les indemnités et « voter comme le maire l'exige ».




Une autre délibération portait sur l'adhésion de notre ville à Paris Métropole qui est un regroupement de ville de la 1ére couronne qui permet de mutualiser le savoir-faire de chacune d'entre elles.




A cette occasion, Didier Idjadi dénonce le fait qu'aucun débat n'a lieu au conseil municipal sur la future intercommunalité dont devrait faire partie Bagnolet avec 8 autres villes (Montreuil, Pantin, Les Lilas, Le Pré St Gervais, Romainville, Bondy, Noisy le sec et Bobigny). Le maire a pourtant l'obligation d'informer les élus et la population.
Sa politique est basée sur l'autoritarisme et la valorisation de son ego.


Le maire rétorque que le débat a lieu en bureau municipal et non pas au conseil. Désolant pour la démocratie.



Il annonce qu'il a demandé que la compétence « Eau » intègre l'interco afin de pouvoir, éventuellement quitter le SEDIF. Nous sommes très étonnés sur cette annonce à l'emporte-pièce.




Christiane Pesci profite de cette occasion pour demander quel a été le vote le 11 décembre lors du conseil syndical du SEDIF de Mme Josiane Bernard. Celle-ci, nous précise qu'elle a voté contre la proposition Santini.
Il faut préciser que lors de ce vote une quinzaine de voix de gauche ont manqué pour le retour à une régie publique de l'eau.




Le conseil municipal se termine sur la question orale de notre groupe dont nous publions le texte et la réponse par ailleurs.






Dernière info : le maire ne s'applique pas la rigueur qu'il impose aux salariés de la ville : nous l'avons vu repartir dans une voiture neuve rutilante. La vente de 25% du parc automobile de la ville sert-il à renouveler le parc auto du maire et de la direction générale ?


La date du prochain conseil municipal n'est pas connu.

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Tag(s) : #Conseil municipal
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