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Lors du dernier conseil municipal, ce sujet a été évoqué. Toutefois, le maire adjoint chargé du tourisme a été incapable d'expliciter la politique touristique mise en place pour justifier le paiement de cette taxe de séjour.

Nous constatons encore une politque de bétonnage et de vente de terrains aux promoteurs sans perspectives d'avenir pour notre ville.

 

 

Article du Parisien du 4 avril de Berangère Lepetit

 

 

Le maire PC Marc Everbecq va installer un office de tourisme, près de la gare Eurolines et du métro. Il espère aussi doubler en cinq ans la capacité hôtelière de la ville, déjà forte de 1 500 chambres.

 

Les hôtels de la porte de Bagnolet, près du terminal de cars d’Eurolines, représentent une manne financière pour Bagnolet avec 800 000 € de taxe de séjour versés en 2012.

 

Bagnolet, capitale touristique en Ile-de-France ? Si les visiteurs ne connaissent souvent de cette ville que sa station de métro Gallieni, son terminus de cars Eurolines ou encore ses tours qui surplombent le périphérique parisien, Bagnolet peut se targuer d’être le deuxième pôle hôtelier en Seine-Saint-Denis derrière Roissy et son aéroport. Autour du métro Gallieni, au pied du périphérique, on ne recense pas moins de cinq hôtels importants qui proposent chaque soir 1 500 chambres de toutes gammes aux voyageurs, qu’ils viennent pour visiter Paris ou à l’occasion d’un déplacement professionnel.

 

Une manne économique que la ville communiste ne souhaite pas voir tarir et entend même renforcer d’ici cet été : elle veut en effet implanter un office du tourisme près du métro où chacun pourra glaner de la documentation. Les travaux devraient commencer dans quelques semaines dans un local RATP désaffecté. « Il s’agit de tendre la main aux touristes qui arrivent, leur dire : Bienvenue à Bagnolet! », a lancé le maire PC, Marc Everbecq devant les élus au conseil municipal fin mars, non sans provoquer quelques moqueries.

 

Attirer des emplois sur la commune

 

Reste que le maire annonce vouloir « doubler la capacité hôtelière de la ville » en cinq ans et vise là un double objectif : profiter d’une taxe de séjour qui permet déjà à la ville de toucher 800 000 € par an et attirer des emplois sur sa commune connue pour être l’une des plus endettées de France.

 

Une initiative accueillie plutôt chaleureusement dans le quartier Gallieni. « L’office du tourisme, ça va servir. Ici, les touristes ne font que me demander des indications ! », assure Karim, dont le vrai travail est de vendre des poulets grillés à la Rôtisserie du coin près du métro. « La mairie veut faire des efforts », reconnaît-on du côté de l’enseigne Ibis qui dispose de deux hôtels, Ibis « budget » (deux étoiles) et « classique » (trois étoiles) porte de Bagnolet. « On a décidé de fournir notre propre documentation car sinon, les touristes sont un peu perdus », poursuit-on.

 

Mais entre les hôteliers et la mairie, il y a un vrai sujet qui fâche et qu’on avoue du bout des lèvres : la propreté des rues et l’environnement des hôtels. Différentes réunions ont déjà été organisées sur le sujet. « Rien n’y fait ! déplore un directeur d’hôtel sous couvert d’anonymat. En quatre ans, ça ne fait qu’empirer. Il y a la mendicité mais aussi les poubelles plein les rues, les rats et l’installation fréquente de vendeurs à la sauvette. Les gens ne paient pas une chambre d’hôtel de qualité pour voir ça en rentrant », déplore-t-il.

 

Reste que dans tous les hôtels, le discours est le même : « Bagnolet, les touristes s’en fichent. Ils ne font qu’y dormir. » « Chez nous, on ne vend pas Bagnolet mais un hôtel à douze minutes de République ! », confie-t-on chez Ibis. D’ailleurs sur tous leurs sites Internet, les hôtels se revendiquent à « Paris-Est, porte de Bagnolet » et jamais, simplement à Bagnolet.

 

Tag(s) : #Vie municipale

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